Cartes de crédit: ne partez pas sans elles!

«Laissez-moi vous dire que j’ai eu l’air fou!» Durant un voyage de rêve à Paris, Nicole s’est payé la traite dans un restaurant chic près de l’avenue de l’Opéra. Canapés, entrée, plat en sauce, grand cru, fromages, dessert. Quand est arrivée l’addition, elle a présenté sa carte de crédit au garçon qui est parti avec l’objet de paiement. Quelques instants plus tard, c’est le patron lui-même qui est venu voir Nicole. Il lui a glissé à l’oreille qu’il y avait un os: la carte était bloquée. Impossible de conclure la transaction.

«Pourtant, je n’avais pas dépassé ma marge. J’avais même provisionné ma carte de plusieurs centaines de dollars avant de partir!», dit Nicole. Mal à l’aise devant le patron qui attendait d’être payé rubis sur l’ongle, notre voyageuse a dû farfouiller dans son sac à main afin de trouver les nombreux euros qu’on lui réclamait. De retour à son hôtel, elle a immédiatement téléphoné à l’émetteur de la carte pour demander des explications.

Prévenez votre institution financière

Que s’est-il passé avec la carte de Nicole? Eh bien!, durant son voyage, elle l’a utilisée plus qu’à l’accoutumée et a dépensé davantage que sa moyenne normale. Devant ce changement subit de comportement, le système informatique de son institution financière a stoppé toute transaction. Motif: un voleur s’était peut-être emparé de la carte et la «remplissait» à tire-larigot.

«Nos systèmes sont programmés pour bloquer les cartes de crédit en cas de soupçon de fraude. Même si le crédit du consommateur est intact, sa carte cessera de fonctionner si l’on croit que quelque chose cloche», explique Nathalie Genest, conseillère en relations de presse au Mouvement Desjardins. Toutes les institutions financières qui émettent des cartes de crédit au pays appliquent rigoureusement cette politique. Peu importe que vous possédiez une Visa, une MasterCard, une American Express ou une autre carte, les ordinateurs les bloqueront s’ils flairent un danger.



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