La retraite précoce, tout un défi!

La retraite précoce, tout un défi!

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Marie (prénom fictif) a 58 ans. Elle est l’heureuse propriétaire d’un appartement, qu’elle a fini de payer l’an dernier. Il y a quelques jours, son employeur l’a malheureusement licenciée pour des motifs économiques. Après avoir repris ses esprits et réfléchi à son avenir, cette célibataire réalise qu’elle ne souhaite plus travailler à temps plein. En fait, Marie se sent même prête à se retirer de la vie active si elle en a les moyens. Elle en profiterait pour faire du bénévolat et s’adonner à ses loisirs préférés. Avant toute chose, il lui faut donc examiner sa situation financière en consultant un planificateur financier d’expérience. Daniel Laverdière, directeur principal planification financière et service conseil chez Banque Nationale Gestion privée 1859, analyse son cas.

PORTRAIT FINANCIER DE MARIE 

    Revenu brut annuel jusqu’à aujourd’hui: 45 000 $ (salaire)

    REER: 145 000 $

    CELI: 25 000 $

    Revenu de pension de son employeur: 10 000 $ par année à partir de 65 ans (non indexé)

    Régie des rentes du Québec (RRQ): 9 600 $ par année, indexé

    Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV): 6 846 $ par année, indexé 

    Elle vit dans son appartement libre d’hypothèque d'une valeur de 225 000 $

    Elle pense avoir besoin d’un revenu annuel après impôt d'environ 28 000 $ pour vivre et faire un petit voyage tous les deux ou trois ans.

    Elle s’estime en bonne santé, à part un peu d’hypertension.

Une fois toutes ces données entrées dans son ordinateur, Daniel Laverdière y ajoute des hypothèses plausibles. Il suppose, par exemple, un taux d’indexation de 2 % pour sa rente de la RRQ et de la PSV, mais un pouvoir d’achat amoindri à mesure qu’elle vieillira sur la portion de ses revenus provenant de la rente de son employeur. En effet, celle-ci n’étant pas indexée au coût de la vie, 10 000 $ par an lui seront donc versés à 65 ans comme à 85 ans, 20 ans plus tard. Le planificateur présume aussi qu’elle aura un taux de rendement sur ses REER et son CELI de 3,5 % puisqu’elle a un profil de risque prudent. Finalement, il indexe au coût de la vie, soit 2 %, le montant de 28 000 $ que Marie souhaite retirer chaque année.

En priorité, il faut déterminer combien d’actifs Marie possède et sur quels revenus elle peut compter à la retraite. «Notre épargne est le solage de notre maison. On pourra ensuite tenter d’optimiser notre situation financière en favorisant les retraits du REER ou du CELI, mais sans s'attendre à des miracles», met en garde M. Laverdière.

 



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Commentaires

RETRAIT REER VS CELI

Dans «Vider le REER», page 5, n'y a t'il pas une erreur ici, où vous avez écrit : «Au début de la retraite, si on a peu de revenus parce qu’on n‘a pas encore 65 ans, on risque de payer moins d’impôt en décaissant le REER plutôt que le CELI»; n'est-ce pas plutôt l'inverse ? Merci.