L'importance du toucher

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Le toucher: tabou?

Selon une étude menée par la compagnie Vaseline et Léger Marketing, il y a quelque temps, de nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques. Près du tiers des personnes affligées par cette carence déclarent même ne toucher personne durant une journée, et ce, de façon régulière.

L’étude nous apprend également que les Canadiens aimeraient voir le toucher occuper une plus grande place dans leur vie… Et pour cause! Diminution du stress, sentiment d’apaisement et de sécurité, confiance en soi, ouverture aux autres… Les bénéfices du toucher sont nombreux! Dans le cas de personnes malades ou dépressives, les contacts physiques peuvent même accélérer le processus de guérison. Pourquoi alors, sommes-nous si réticents à toucher les autres?

Selon André Gareau, psychothérapeute et sexologue, les gens ressentent un malaise. «Notre éducation nous a appris à associer le toucher à l’érotisme, à la sexualité. Les gens croient encore que le contact physique doit être réservé aux relations entre conjoints. Pourtant, le toucher est un élément fondamental à nos vies. Nous n’avons qu’à penser à la petite enfance: ce sont les contacts physiques avec la mère qui permettent à l’enfant de calmer ses craintes…» Et le besoin de toucher ou d’être touché ne diminue pas avec l’âge, au contraire.

«Quand on regarde les cycles de la vie, on observe que la naissance et la vieillesse sont les moments où l’on ressent le plus ce besoin être touché», précise André Gareau. Il est donc normal de ressentir le besoin de toucher et d’être touché, et ce, à tout âge. Mais toucher où et comment?

Réapprivoiser le toucher

Étreindre nos proches plus longtemps et plus souvent, flatter doucement et tendrement le bras de notre amie en difficulté, caresser le dos de notre conjoint stressé par son travail… autant de façons d’intégrer le toucher dans nos relations.

Un conseil: pour que cela soit le plus «efficace» possible, on recommande de manifester son affection à la personne qui nous est chère dans les quelques secondes qui suivent la rencontre, en lui faisant une accolade, par exemple. «L’endroit sur le corps où il est le plus satisfaisant d’être touché se situe au niveau de la cage thoracique, indique André Gareau. C’est au moment de l’accolade, lorsque le sternum de l’autre entre en contact avec une partie de notre corps, que nous ressentons le plus grand sentiment de réconfort.»

Tentez le coup, redécouvrez le plaisir de toucher et d’être touché!

Mise à jour: décembre 2008



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