Ménopause, andropause et libido

Ménopause, andropause et libido

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Ménopause et andropause sonnent-elles nécessairement le glas de l’activité sexuelle? «Pas si sûr, dit Manon Leclerc, sexologue, membre de l’Association des sexologues du Québec. Les hormones ont bon dos!» Ainsi, outre les problèmes physiologiques réels liés aux bouleversements hormonaux (comme la sécheresse vaginale, que l’on règle en utilisant un lubrifiant), ce qu’elle constate souvent, dans sa pratique, «c’est que la ménopause peut être une excuse pour celle qui n’a pas trop le goût de faire l’amour… Pourtant, remarque-t-elle, je vois des femmes qui juraient n’avoir plus de désir, et qui, la soixantaine venue, font la rencontre d’un nouveau partenaire. Et hop !, comme par magie, la libido revient.» C’est dire à quel point il est difficile de faire la part des choses, quand il est question de sexualité. Physiologie et psychologie sont inextricablement liées.

Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que la diminution de la libido, la panne momentanée de désir, l’intérêt pour la sexualité et tous les modes de séduction qui s’émoussent, sont des choses normales, quand on vieillit. Mais rien (sauf bien entendu un problème physique précis que votre médecin aura diagnostiqué) ne justifie l’arrêt complet de toute activité sexuelle. «On peut être sexuellement actif toute sa vie, affirme même Manon Leclerc. Mais on a du mal à concevoir que des corps dans la soixantaine peuvent être érotiques. Dans ce domaine, il y a beaucoup à faire pour changer les mentalités.»

Une image vaut mille maux

Car il ne faut pas se leurrer, si nous vivons dans une société où la sexualité est omniprésente et affichée partout – à la télé, au cinéma, dans la publicité –, elle est toujours systématiquement associée à la jeunesse et à la beauté. Quand ils arrivent à la cinquantaine, et que leur corps a perdu de son tonus, trop de gens ont tendance à se mettre eux-mêmes sur la touche. Et pour Yvon Dallaire, psychologue, thérapeute conjugal et sexologue, c’est vraiment dommage.

«De nombreuses recherches scientifiques démontrent que les gens qui ont une vie sexuelle active vivent plus longtemps, en meilleure santé et plus heureux!», soutient-il. Si les couples en arrivent à abandonner la partie, souligne l’auteur de Pour que le sexe ne meure pas et de Qui sont ces couples heureux ? (tous deux publiés chez Option Santé), c’est souvent par ignorance, par méconnaissance du fonctionnement sexuel de l’autre et des conséquences des changements de notre propre corps.

Et si l’on acceptait, tout simplement, que notre corps a changé? Qu’il est tout à fait normal que l’homme n’ait plus les érections qu’il avait à 20 ans? Que la femme n’ait plus les mêmes pulsions de désir? «Quand on vieillit, remarque Yvon Dallaire, on n’a plus la même forme physique. On sait qu’il faut faire de l’exercice, pour se garder en forme, et on le fait. C’est la même chose pour la sexualité. On peut continuer à vivre une sexualité tout à fait satisfaisante, si l’on y met un peu d’effort.»



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Commentaires

A 48 ans Ménopausé et pendant

A 48 ans Ménopausé et pendant des années pas de partenaire. j'avais fait un croix sur ma vie de femme.
Il y a 4 ans, j'ai fait une rencontre et après une amitié, il fallait passer aux calins au lit j'étais attirée par lui mais pour le découragé, je lui disait que j'étais morte de l'intérieur car j'avais eu un traumatise.Cela à été difficile de remettre la machine en route.Il ne m'a jamais dit qu'il m'aimait et cela me manque énormément.depuis trois mois nous dormons plus ensemble car a chaque fois les rapports sont très douloureux pour moi et j'ai une irritation toute la semaine.Ce qui fait que je ne puisse pas avoir d'orgasme. j' ai vu mon gynéco et il me trouve pas de solution à part de mettre du lubifriant. mon ami refuse////.je lui est proposer de se trouver une petite jeune de 35 à 40 ans, comme beaucoup d'hommes font.Dommage car on s'entend sur plein de choses. le seul hic on passe une seule nuit ensemble avant ce problème.je sais qui est frustré et moi je culpabilise. je voulais voir un sexologue mais pas lui..pour vous la solution est la séparation? Je commence a déprimer car je ne travaille plus et ne voit pas grand monde.mes frères et ma soeur sont en couples et heureux. je me sens vilain petite canard de la famille
il y a des femmes qui connaissent le même problèmes. merci de me répondre ou des médecins