Les effets de l'exercice sur le cerveau

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L’effet de l’exercice sur les hormones

En ce doux dimanche, un homme court sur la piste cyclable. C’est Jacques, 61 ans. Il en est rendu à sa 52e minute de jogging. Bien sûr, il a chaud. La sueur perle sur son front et le cœur bat à 138 à la minute. Les vaisseaux sanguins, grands ouverts, déversent des torrents de sang et de nutriments dans ses muscles, mais aussi dans son cerveau. Pour être précis, le débit sanguin cérébral a augmenté de 30% depuis la première foulée de Jacques.

 Il y a aussi cette douleur au mollet gauche qui le tenaillait depuis un bout de temps. Eh bien, elle s’est évanouie! En cette 52e minute, Jacques se sent, en fait, un peu euphorique en dépit de la quantité d’effort physique qu’il accomplit. Il sait cependant ce qui lui arrive: il est sous l’effet des endorphines dont la sécrétion a quintuplé depuis le début de sa séance de jogging.
 
Ces hormones, sécrétées par le cerveau, appartiennent à la même famille biochimique que les opiacées (morphine, héroïne, opium); elles engourdissent la douleur et nous plongent dans un état second.

À la lumière d’études récentes, il se pourrait aussi que le high de Jacques mette en cause la dopamine ou la sérotonine, des neurotransmetteurs ou substances chimiques qui servent de messagers entre les neurones et qui influencent notamment notre humeur.


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