La vérité vraie

Bel Âge magazine

Et ces bénévoles de chez nous prêts à remuer ciel et terre quand survient une catastrophe aux Philippines ou ailleurs. Quelle importance aussi a notre travail comparativement à celui d’un médecin qui sauve des vies? 

Une collègue rédactrice en chef avait l’habitude de dire, quand elle me voyait déçu devant le dernier numéro qui ne me semblait pas particulièrement réussi ou en train de m’arracher les cheveux parce que je venais de découvrir, en relisant le magazine, une grosse faute de français tapie dans un coin: «Arrête de t’en faire, on travaille pour le bac de récupération après tout!» 

C’est vrai que tout est relatif et que nous, rédacteurs en chef, journalistes, réviseurs ne nous acharnons pas à sauver des vies du matin au soir. Encore que... (j’y reviendrai). On a pourtant besoin de se dire de temps en temps que ce que l’on fait n’est pas complètement inutile. 

Dans les moments de doute, il m’arrive de penser à une émission de télé que j’ai vue il y a quelques années. On y donnait la parole à des parents dont l’enfant était malade. Une femme parlait de son fils atteint du syndrome de Gilles de La Tourette. Elle s’était rendu compte tout à coup, à mesure que son enfant grandissait, que quelque chose n’allait pas dans le comportement de celui-ci. Elle en avait parlé à son médecin, qui l’avait rassurée. Elle s’en faisait pour rien! Puis un jour, elle était tombée sur un article dans Capital Santé, dont j’étais alors le rédacteur en chef. Un article sur le syndrome de Gilles de La Tourette. Plus elle avançait dans sa lecture, plus elle reconnaissait, à travers les symptômes décrits, ce que vivait son fils. Elle était retournée voir son médecin. Elle avait mis l’article sur son bureau: «Lisez! C’est ça qu’a mon fils.» 

J’avais compris ce jour-là que notre travail n’était pas inutile. Et voilà que ce matin, je trouve parmi mes courriels ce mot d’une lectrice.  



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Commentaires

La vérité vraie

Merci Monsieur Gauthier pour ce beau clin d'oeil que vous avez fait à ma belle Julie. C'est très touchant!

Julie et le chocolat..

Je viens de lire le message dont vs parlez au sujet de Julie ..cette belle jeune fille mordait dans la vie dans tous les sens.Sa mère était tellement fière de sa fille et vous lui faites tellement du bien avec cet article la.Oui votre travail ca faut de l'or continuer d'écrire..Merci a vous M Gautier..

Le bonheur de Julie

Voilà un titre parfait pour Julie, car cette merveilleuse jeune femme était douée pour le bonheur. Votre article est un hommage à sa joie de vivre.

mrs Gauthier ,je lisait vos

mrs Gauthier, je lisais vos article dans madame et je vous adorais! vous nous donner de l'énergie ...je vous retrouve dans le bel age, en le regardant chez ma mère, quel plaisir de vous retrouver! sur et certain que je vais vous lire, j'achete le magasine pour ma mère et moi j'ai le plaisir de vous lire, vous êtes tellement charmant avec votre petit EDMOND,va t-il bien? au plaisir de vous retrouver....

La vérité vraie et surtout le bac de récupération

Il y a tant et tant de billets que j'ai lus et conserés également tant ceux-ci venaient me chercher, me toucher, me réconforter même. Cher Monsieur Gauthier, plusieurs de mon entourage me dispute parce que je garde trop d'articles de revues sur différents sujets, mais je me suis crée une filière pour tous vos billets qui venaient m'apporter une profonde réflexion sur certains moments de la vie, je viens tout
juste de décider de me lancer et de vous partager mon commentaire, vous êtes un homme en plus d'être charmant, un homme vrai et sensible, et votre écriture en ce qui me concerne n'atterit pas dans le fond d'un bac de récupération. Bien sur Internet les gens me disent, mais si moi j'aime voir votre photo avec votre si beau sourire et que je tiens ce cahier dans mes mains et que je peux consulter le soir avec mes lunettes de lecture à 59 ans, myopie chirurgie pour cataracte, invalide à vie pour cause de rotoscoliose sévère suite à la poliomyélite, j'aime lire, sentir le papier sous mes doigts et pouvoir les consulter comme un journal personnel mais écrit par un rédacteur en chef, je vous dis ceci, oui, peut-être que j'ai quelques fautes dans ce commentaire, mais le plus important, l'essentiel à retenir est le contenu et vous m'inspirez dans l'écriture de mon livre concernant la poliomyélite et les suites tardives de cette maladie camaléon qui récidive 30 à 40 ans après ses méfaits, c'est le syndrome postpolio dont je doit faire investiguer à l'Institut de neurologie de Montréal à la seule clinique postpolio en Amérique du Nord, une section du Royal Victoria et je ne veux pas redotuer le pire, mais que prends le temps de lire et relire des passages d'il y a quelques années, il y a toujours un article qui me touche et me réconforte, vous êtes un homme de bien, qui a du coeur et qui ose exprimer des émotions humaines et votre équipe, vous êtes sans le savoir des chirurgiens des émotions, des cardiologues(j'ai travaillé pour eux pendant 23 ans) et ce fut plus que pénible de partir prenant un cadre, puis un autre dans mon petit coin bureau et partir les bras vides et le coeur gonflé d'émotions, je m'ennuie de mon travail de secrétaire à la transcription mais avec les médications Hydro Morphe(liques) et toute une panoplie, je suis une droguée légale mais je dois les prendre car mon squelette se bat contre mes muscles et ce n'est pas la joie en dedans ni au dehors, mon corps se tord, mais quand j'ai des moments de lucidité comme maintenant et que je suis une passionnée de l'écriture et de la lecture enrichissante, comme celle de tous vos articles, vous êtes plus importants et influants que vous ne pouvez vous l'imaginer.
Oubliez les bacs de récupération, il n'y a que les publicités qui s'y retrouvent dans mon cas et les articles que je ne peux pas tous lire car je me fatigue très vite. Je peux marcher à l'aide d'une canne, de l'extérieur c'est un peu visible car mon tronc se penche vers la gauche, "je suis désenlignée" mais ma tête est encore au rendez-vous pour continuer d'écrire, du moins apprendre à écrire un article, un livre à terminer, un autre d'une compagne qui a eu la méme chose que moi, mais elle a eu des tiges
pour corriger sa colonne en S, et une autre qui ne peut prendre son bain seule, son mari s'occupe d'elle, elle est équipé d'un système hydrolique pour la descendre dans le bain etc. Je la priorise car elle lutte pour une 3ème fois contre un cancer. Désolée, pour mon commentaire un peu trop long, je me suis laissée emporté. Mais je tenais à vous dire que tout ce que nous faisons avec coeur et passion, c'est la joie et l'aide que l'on peut apporter à des gens dans une société désorientée, déracinée, défanchisée(notre pauvre français) et notre peuple francophone et que seuls nos personnes plus avancées en âge et expérience (en vécu) peuvent nous partager si on leur en laisse le temps car tout va si vite aujourd'hui. Moi je dois me transformer en tortue, imaginez une femme bélier !!!
Alors c'est avec toute la fougue et la passion de mon côté Bélier et surtout de tout mon coeur que je vous exprimer toute ma gratitude et s.v.p. ne cessez pas de nous partager vos billets, ils sont des bijoux que j'aime conserver dans un cahier bien rangés et que j'aime partager également à des amis(es)
quand leur solutide leur pèse et que ce poids peut être soulagé de manière plus savante que de prendre des comprimés ou quand vient mon tour je sais où prendre mes ressources, m'enraciner de nouveau et continuer d'avancer toujours droit devant, bon gré malgré.
Aurevoir et au plaisir de vous relire surtout et félicitations à toute votre équipe.`
Diane de Lévis, Québec

Je adore quand je peux dire

Je adore quand je peux dire qu'un écrivain a placer de suite beaucoup de travail à leur contenu. Je suis vraiment heureux que je étudie cette ... .