La Toscane: des plaisirs pour tous les sens

La Toscane: des plaisirs pour tous les sens

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Il y a quelques années, le roman et le film Sous le soleil de Toscane en ont fait rêver plusieurs. Dans cette histoire, une romancière américaine (Frances Mayes) s’éprend d’un coin de la Toscane et y achète une propriété. Certes, on n’a pas tous la possibilité d’en faire autant. Mais y louer une maison pour une semaine ou deux est peut-être envisageable! Ce type de séjour est parfait pour découvrir les beautés et les saveurs de la région au rythme de sa population. De telles vacances nous donnent aussi le sentiment de participer à une tranche de la vie locale, même s’agit d’une courte période. Puis, en plus d’économiser au rayon de l’hébergement, on peut cuisiner soi-même quelques gueuletons mémorables grâce aux charcuteries, pâtes fraîches, tomates, champignons et bons vins dénichés dans les nombreux commerces gourmands des environs. 

Comme la Toscane compte beaucoup d’attraits relativement rapprochés, on peut choisir de s’installer dans la région du Chianti (au centre) ou dans le Val d’Orcia (au sud-est), puis rayonner à partir de l’un ou l’autre. Pour ma part, le hasard m’a conduite dans le petit village de Castiglion Fibocchi, où ma famille et moi avons loué la maison familiale des Bianchi, remplie des souvenirs d’enfance de nos hôtes, Gianni et Marusca. 

Comme bien des maisons en Toscane, la leur domine un vignoble que Renato, le père de Gianni, exploite encore pour son plaisir. À notre arrivée, une bouteille de sa dernière cuvée nous attendait sur la table. Ça commençait bien la semaine! Nous étions au début d’octobre, et tout le village s’affairait aux vendanges. Le matin, on voyait passer les cueilleurs et autres employés en route vers les champs. En fin de journée, on les croisait à la charcuterie ou à la trattoria du village, où ils racontaient aux autres que la récolte s’annonçait prometteuse. Au fil des jours, on a de plus appris à composer avec les heures animées et celles de la sieste, et on a ajouté de nouveaux mots à notre vocabulaire italien, au point de finir par saluer avec une assurance certaine les commerçants et les gens du coin. 

Chaque matin, nous avons partagé les inquiétudes et les excitations des viticulteurs du village, en souhaitant comme eux que le soleil de Toscane soit au rendez-vous. Et même si notre participation aux travaux a été plutôt symbolique, nous avons eu le privilège de célébrer la fin des vendanges en compagnie de Gianni, Marusca, leurs parents et leurs filles. Un souper typiquement toscan et enjoué, au cours duquel toutes sortes de sujets ont été abordés, que ce soit en italien, en anglais et parfois en français. 

C’est ce soir-là, je crois, que Marusca nous a indiqué que, au printemps aussi la campagne du Val d’Orcia nous aurait réservé de belles surprises, avec l’éclosion des champs de fleurs, de même qu’à la fin d’août, quand les tournesols répandent leur manteau d’or partout. 



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