La Provence de Marcel Pagnol

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À Mérindol-les-Oliviers

À Mérindol-les-Oliviers

Marcel Pagnol aimait bien manger et il était un client fidèle de l’auberge de La Gloriette, à Mérindol-les-Oliviers. L’auberge a malheureusement fermé ses portes et le hameau (201 habitants) n’a jamais intéressé les metteurs en scène. Pourtant, le décor est parfait: les platanes réunis autour du lavoir sur la grand-place dominée par une église du XVIIe siècle, les ruelles fraîches, les escaliers de pierre encombrés de pots de géranium...

C’est à Mérindol que l’on peut pratiquer sans hâte les rites méridionaux, la promenade sous les pins, la halte parfumée du pastis, la pétanque sur la place du village. Ici que l’on rencontre des gens qui semblent tout droit sortis de la plume de Pagnol: la dame aux truffes, une paysanne costaude qui se réjouit toujours d’expliquer aux visiteurs comment elle a dressé son chien truffier; le vigneron qui n’attend qu’un signe pour vous inviter dans ses caves fraîches où se bonifie un excellent côtes de Provence, le boulanger, le tour de taille ample comme ses miches, qui vient prendre l’air sur le pas de la porte, le facteur, le gendarme...

C’est ici que l’on peut déguster les meilleurs picodons (petits fromages de chèvre), le vrai tian provençal, le gigot d’agneau des Préalpes (autant du dire du paradis), le saucisson aux olives... Pour arroser ces délices, on débouche un Côtes du Ventoux léger ou un Châteauneuf-du-pape capiteux. Le dessert est arrosé de clairette de Die, le champagne de la Haute-Provence. Comme les dialogues de Pagnol, la cuisine de Provence a l’accent du Midi…

 

Mise à jour : février 2009



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