La coopération internationale

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La coopération internationale exige ouverture, souplesse et tolérance. Pour devenir volontaire, il faut être en santé physique et mentale, savoir s’adapter à des valeurs différentes et à des conditions de vie et de travail difficiles, et se préparer à subir un choc culturel.
 
La majorité des organisations exigent une formation avant le départ. Celle-ci permet de clarifier ses attentes, de s’assurer qu’on comprend bien les exigences et enjeux de la coopération, et aussi d’éviter les mauvaises surprises. Une telle exigence n’existe pas là où on veut offrir ses services? On s’initie ailleurs. Au Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), par exemple.
 

«Cette étape est importante, souligne Lise Pomerleau, chargée des communications à l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI). On a beau rêver de travailler à l’étranger, l’enthousiasme ne suffit pas toujours. Il faut être sensibilisé aux pratiques, à la culture, et aux attitudes à adopter pour accompagner adéquatement.»

Par où commencer?

Avant de se lancer dans l’aventure, on précise ses objectifs. On peut vouloir se familiariser par un stage d’initiation, comme ceux que proposent Solidarité Sud (Honduras et Nicaragua), Mer et Monde (Honduras et Sénégal), le cégep Marie-Victorin (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Inde et Panama), Aro Coopération (Cuba), CASIRA (Guatemala)... Tous offrent des séjours de groupe de deux à six semaines, l’encadrement pour la réalisation d’un projet solidaire dans la communauté, des activités culturelles, et une formation préalable. Certains s’adressent spécifiquement aux préretraités et aux retraités. Les participants paient billet d’avion et frais de séjour.

On peut aussi souhaiter partir en mission pour le compte d’une communauté religieuse, ou désirer mettre son expérience et ses compétences à profit pour de courts séjours. Ou cherche alors un organisme qui le permet. La Fondation Paul-Gérin-Lajoie offre ainsi à des retraités du secteur de l’éducation des mandats en Afrique et en Haïti variant entre trois mois et un an. Le Service d’assistance canadienne aux organismes (SACO) recrute des retraités de différents domaines pour des missions d’un ou deux mois. Le SACO fournit alors le billet d’avion et une allocation de séjour.

Médecins, éducateurs, ingénieurs, architectes, avocats, dentistes, chiropraticiens, optométristes… Plusieurs professions s’affichent sans frontières, les membres peuvent travailler sur d’autres continents à titre de consultants, de salariés, ou de bénévoles.

On souhaite s’engager à plus long terme? Généralement de deux ans, les mandats des coopérants volontaires d’organisations comme CECI, Oxfam ou SUCO sont souvent renouvelables. Le billet d’avion est payé, les coopérants reçoivent un salaire et une allocation de séjour. Pour savoir où frapper, on communique avec l’AQOSI qui regroupe 65 organisations québécoises de coopération internationale. «Notre association peut trouver parmi ses organismes membres ceux qui offrent le genre de stage que vous cherchez», soutient Lise Pomerleau.



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