Chronique 5: Les frontières et le Panama

Avant d’arriver à ce que nous nous étions fixé comme but, nous avons dû traverser huit frontières… et pas toujours des plus faciles! Souvent les Québécois se plaignent de l’attente à la frontière canado-américaine, mais sachez que nous sommes des enfants gâtés. Il suffit d’aller plus loin, de se rendre au-delà du Mexique pour que le mot «fouillis» prenne tout son sens. Il vous faut d’abord sortir d’un de ces pays, ce qui s’avère peu compliqué. Vous montrez votre passeport et votre permis d’importation de véhicules et un préposé vous donne le feu vert pour passer de l’autre côté, une simple barrière de métal qu’on relève à l’aide d’une corde jaune.

Vous voici lancés dans la mêlée et assaillis par une horde de gens, littéralement accrochés au camion, qui veulent vous aider – du moins c’est ce que vous comprenez. Certains veulent vous prêtez main-forte à travers le dédale des procédures, d’autres pour échanger vos dollars, lempiras, quetzals, cordobas, colónes en monnaie dont vous aurez besoin. Attention, ces derniers sont plutôt voraces et vous diront qu’ils ont des niños à nourrir. Ouf! Vous avez réussi à dire non et vous vous rendez au premier bureau, qui vous relance au second, ce dernier vous envoie faire des photocopies de vos documents à la pharmacie située en bas d’un chemin difficile à identifier et vous revenez au second fonctionnaire qui vous demande de ressortir vos papiers. Bizarrement, la circulation des personnes est aisée, mais lorsqu’il s’agit d’un véhicule, on s’empêtre dans une «procédurite» incroyable. Que craignent-ils? Il faut compter entre une heure et quatre heures de ce jeu de chaise musicale, car chaque fois, vous faites la queue devant un guichet. Dans certains pays, l’informatique commence à peine à être un outil pour les douaniers qui sont plutôt jeunes. Bon, vous avez réussi à vous en tirer, ne reste plus qu’à faire fumiger votre camion, car vous avez payé pour cette désinfection. Les bibites, on ne sait jamais… elles doivent rester chez le voisin, qu’il s’arrange avec…



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