Pour un parfait voyage au sommet!

iStockphoto.com

Doucement !

Doucement!

Le principal danger: monter rapidement. À preuve, les skieurs éprouvant de grandes difficultés respiratoires – certains en sont morts – dans les stations de ski du Colorado alors que la remontée mécanique les dépose d’un coup à 4000 m.

On ne dira jamais assez à quel point il importe de s’acclimater. Ainsi, les randonneurs qui grimpent le Kilimandjaro en 6 jours plutôt qu’en 4 réduisent de 25% leur risque d’être atteints du MAM. «La règle de monter haut puis de dormir bas est le meilleur gage de succès pour les séjours en altitude», recommande Anne-Marie Charest. De combien faut-il redescendre pour dormir ? De 300 m à 500 m, idéalement. Les symptômes du MAM sont exacerbés la nuit et le matin.

Les femmes souffrent autant que les hommes du MAM, mais l’œdème localisé à la figure, aux poignets et aux chevilles les touche beaucoup plus souvent, un phénomène qu’explique la rétention d’eau en altitude. Aussi, faire de l’exercice musculaire intense en début de séjour en altitude favorise le MAM. Pour prévenir, en résumé, ne montez ni trop vite, ni trop haut. Si vous montez haut, dormez bas. Au-delà de 3000 m, la vitesse d’ascension ne devrait pas excéder de 300 m à 500 m de différence d’altitude entre deux nuits successives. Bref, courtes vacances font mauvais ménage avec hauts sommets...



Pages :