La santé en voyage

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Dans les pays chauds, les virus de l’hépatite A et B sont très répandus. Grâce au climat doux, ils survivent de longs mois dans l’eau ou à l’air libre. Et gare à vous si vous en croisez un.

Devez-vous être vacciné pour autant? Ce n’est pas obligatoire. Mais certaines personnes bien informées le recommandent. C’est le cas notamment de la Dre Dominique Tessier, qui fait de la médecine de voyage. Pour elle, les hépatites sont de graves maladies du foie parfaitement évitables. Chaque année, des voyageurs reviennent pourtant des pays chauds en hébergeant malgré eux un virus de l’hépatite. «J’ai vu tellement de gens terriblement malades que j’estime que ça ne vaut pas le coup de se passer d’un vaccin, surtout quand on avance en âge», soutient-elle. Sur 1 000 voyageurs qui rentrent au pays, un peu moins de 5% seraient infectés.

Où nichent les virus

Le virus de l’hépatite A se cache surtout dans l’eau et les aliments. On l’attrape donc en buvant de l’eau locale, dans les glaçons, les salades, les fruits et les légumes rincés avec cette eau, au cours de baignades en eau douce et pendant les relations sexuelles non protégées. Estimer que l’on en est à l’abri dans un hôtel 5 étoiles relève de la pensée magique. Toute cette bouffe servie au buffet a souvent été rincée, trempée ou partiellement cuite à l’eau…

Le virus de l’hépatite B s’attrape au contact du sang contaminé. Les soins de santé d’urgence (dentiste, piqûre, points de suture, etc.) à l’aide d’instruments non stérilisés sont risqués. Il y a certains risques aussi avec les soins esthétiques, comme ceux dispensés par une pédicure et une manucure, la coupe de cheveux aux ciseaux ou au rasoir, le rasage de la barbe chez le coiffeur et le perçage des oreilles. Ou encore sur la plage, si vous recevez des premiers soins pour une coupure au pied, par exemple. Bref, tous les instruments piquants, tranchants ou coupants qui peuvent perforer la peau constituent des risques.



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