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Mieux-être

Le travail de milieu auprès des aînés

Détresse, isolement, difficultés économiques, perte d'autonomie, deuils, violence, peur d'être «placé» en institution... Heureusement, des gens dévoués agissent pour aider les aînés à retrouver l'espoir et la joie de vivre.

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Qu'est-ce que le travail de milieu?

Le concept de travail de milieu est plus connu dans le monde des adolescents et des itinérants de tous âges. On parle souvent de «travail de rue». Des intervenants se promènent dans la rue, les parcs, les restaurants et autres lieux et approchent une clientèle visée pour les renseigner sur les services qui sont à leur disposition. Pour la clientèle des aînés, c'est le même principe. Toutefois, outre les endroits publics, les intervenants vont aussi à domicile. Faisant du porte à porte dans les HLM, entre autres, ils se font connaître, créent un premier contact, offrent des brochures présentant les services dans le quartier. Selon les secteurs et les organismes qui emploient ces intervenants, l'approche peut varier, mais le but demeure le même: servir de pont entre les aînés et les ressources en tous genres qui peuvent les aider.

À l'heure actuelle, la majorité des intervenants de milieu travaillent sur l'Île de Montréal. Cependant, d'autres villes du Québec emboîtent le pas. C'est le cas, entre autres, de Laval, Coaticook et Sherbrooke. La région de l'Outaouais met aussi en place ce genre de service.

Un rôle important

L'apport des intervenants de milieu est si important. «Parfois, un simple sourire, une heure passée avec une personne aînée peuvent faire toute la différence», confie Marie-Alexandra Major, travailleuse pour ACHIM (Alternatives communautaires d'habitation et d'intervention de milieu) dans les quartiers Ville-Émard et Côte-Saint-Paul, à Montréal. Comme ses collègues des autres territoires, la jeune femme passe donc beaucoup de temps à aborder les aînés et à établir avec eux une relation de confiance. Ainsi, elle peut servir de courroie de transmission entre les ressources disponibles et ses «clients».

Car des ressources, il y en a. Que ce soit pour de l'accompagnement médical, de l'aide pour la «paperasse» et les impôts, de l’aide à domicile, du soutien psychologique, des repas chauds, etc. Sauf que, lorsqu'on reste seul dans son coin, on ne peut pas apprendre à les connaître. De plus, demander de l'aide, quand on a passé toute sa vie à être autonome, ça peut heurter notre fierté. De là l'importance de l'apport des travailleurs de milieu. Ces derniers sont là pour proposer des pistes de solutions, des ressources. Les aînés, eux, décident d'en disposer ou non. Dans cette optique, on ne fait rien à leur place, on ne décide pas pour eux. Au contraire, on encourage l'empowerment, ce qui signifie qu'on stimule leur «goût d'agir» sur leur vie.

Un autre but que partagent les intervenants est de permettre aux personnes aînées de demeurer le plus longtemps possible dans leur milieu. L'idée n'est pas du tout de les «placer». Les CLSC et les organismes communautaires offrent des stratégies qui permettent à bon nombre d’entre eux de rester à la maison tout en conservant une bonne qualité de vie.

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