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REER: Les fonds communs d’obligations

Les fonds communs d’obligations

En théorie, des taux d’intérêt à la hausse nuisent à la performance de ces fonds. Pourquoi? Parce que leur rendement fluctue à l’inverse de celui des taux: si ces derniers montent, le rendement des fonds baisse, et vice versa. Mais cette vérité n’est pas universelle.

 Depuis un an, la valeur des fonds d’obligations canadiennes a augmenté significativement, jusqu’à 4% dans certains cas. Pourtant, les taux d’intérêt sont demeurés stables. Bizarre, non? «C’est une question d’offre et de demande. Tout le monde craignait une augmentation des taux, mais il ne s’est rien passé», explique Michel Marcoux, président du cabinet Avantages Services Financiers.

 De fait, oui, il s’est passé quelque chose. Les difficultés monétaires dans la zone euro et la stagnation économique aux États-Unis ont poussé les investisseurs, petits et grands, à trouver refuge dans des valeurs en béton comme le dollar canadien et les obligations fédérales et provinciales. De janvier à juin 2011, par exemple, les investisseurs étrangers ont acheté pour 23,6 milliards de dollars d’obligations libellées en dollars canadiens. Une telle demande ne peut que faire grimper le prix des titres.

 Puisque les cours ont beaucoup progressé, est-ce dangereux d’investir aujourd’hui dans les fonds d’obligations? M. Marcoux préfère ne pas analyser le problème sous cet angle. «L’important est d’avoir un plan d’investissement personnel pour commencer. Quand les éléments de ce plan sont définis, vous entrez ensuite graduellement dans le marché, que ce soit avec des fonds d’actions ou d’obligations», indique-t-il. L’erreur à éviter est de prendre position d’un seul coup, car si les cours reculent de 5% du jour au lendemain, la perte sera douloureuse. En investissant à intervalles réguliers, vous répartissez le risque.



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