Placements: que nous réserve 2012

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Les actions américaines

Les actions américaines

François Rochon se dit «très enthousiaste» à l’endroit des actions américaines. «On trouve de très bons titres qui sont extraordinairement sous-évalués», lance le président-fondateur du cabinet montréalais Giverny Capital. Lors de l’entrevue, les actions qui composent l’indice américain S&P 500 se négociaient à 12 fois leurs bénéfices par action. «Dix-huit fois serait une évaluation plus juste», estime M. Rochon. Cela signifie que les probabilités de voir leur cours s’apprécier sont bonnes. Mais, avant de voir leur flair couronné de succès, les investisseurs qui lorgnent du côté des États-Unis devront être sélectifs et patients.

Sélectifs: «La clé consiste à choisir des entreprises profitables et qui sont peu endettées. Il y en a dans tous les secteurs. Elles doivent posséder un avantage concurrentiel solide et durable, offrir des perspectives de croissance favorables à très long terme, et être dirigées par des personnes honnêtes, compétentes et vouées au bien de leurs actionnaires.»

Patients: «Faire des prévisions à court terme est hasardeux. Je ne sais pas si les investisseurs seront récompensés en 2012, 2013 ou 2014. En revanche, je sais qu’ils le seront au cours des cinq prochaines années», promet M. Rochon. Au départ, le réputé gestionnaire a hésité à donner des exemples d’entreprises qui offrent un bon potentiel de croissance. «Un portefeuille d’actions américaines doit compter une dizaine de titres», signale-t-il. Nous lui indiquons que nous ne disposons pas d’un espace magazine suffisant pour analyser tous ces titres. Il accepte alors d’en mentionner trois qu’il considère comme sûrs.

«Prenez Walt Disney. Cette excellente société est dominante sur toute la planète. Son action s’échange à seulement 12 fois les bénéfices.

Il y a aussi la multinationale Johnson & Johnson. Elle paie un dividende qui représente un rendement de 3,6%. Ses activités sont diversifiées partout dans le monde. Elle aussi se négocie à 12 fois les bénéfices.

Enfin, il y a des bonnes occasions de placement du côté des banques américaines, qui sont en défaveur ces temps-ci. L’action de Wells Fargo est extrêmement attrayante: elle se transige à sept fois les bénéfices.»

M. Rochon fait remarquer que la bonne tenue du dollar canadien favorise les investisseurs canadiens, car ils ont la chance d’acheter des actions américaines avec une devise forte. «Il faut en profiter», conclut-il.



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