Marchander, c’est payant!

Marchander, c’est payant!

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Selon une étude de Consumer Reports, de moins en moins de consommateurs négocient le prix de leurs achats. Pourtant, ceux qui marchandent fréquemment peuvent profiter de réductions de plusieurs centaines de dollars, même sur un seul article! Cette enquête réalisée auprès de 2 000 Américains montre que le taux de réussite et le montant économisé varient en fonction du produit négocié. Les électroménagers, les bijoux et les meubles arrivent en tête de liste des marchandages intéressants, suivis de près par les objets de collection, les antiquités et les appareils électroniques personnels.

«Un enfant de 4 ans qui négocie avec ses parents le fera le plus sérieusement du monde. Pour un adulte, c’est une tout autre histoire. Il faudrait se rappeler comment on était tout petit et se demander, lorsqu’on marchande, ce qu’on veut obtenir et pourquoi. Le succès de la démarche sera intimement lié à cette introspection», affirme Steven P. Cohen, consultant et auteur de plusieurs livres sur la négociation. Cet Américain qui vit au Massachusetts a publié en 2013 The Practical Negotiator, un guide qui regorge de conseils et de mises en situation pour donner confiance au consommateur, au travailleur ou au citoyen ordinaire lorsqu’il doit négocier un accord avec son employeur, un commerçant ou même son conjoint. 

Se renseigner

Lorsqu’on demande un rabais, on se sent à la merci du vendeur, puisqu’on ne contrôle pas la situation. Pour que la discussion se déroule comme on l’entend, mieux vaut être bien informé. «Avant d’entrer dans un commerce pour acheter un manteau, par exemple, il faut savoir pourquoi je souhaite me procurer ce modèle en particulier. Le prix est-il le seul aspect décisionnel pour moi? La qualité de sa confection ou la facilité de lavage entrent-elles aussi en jeu? Je dois connaître mes besoins», explique le consultant. On devrait également avoir une idée des prix demandés par la concurrence, savoir quels sont nos autres choix si la négociation échoue et jeter un œil sur des sites en ligne comme Kijiji.ca ou lespac.com. Une démarche à adopter en toutes circonstances, avant l’achat d’un meuble, d’une voiture, d’un bijou ou même d’un voyage.

Parfois, on accorde aussi un escompte supplémentaire à l’achat d’un deuxième article ou lorsqu’on dépense un montant minimum. «Certains magasins proposent des rabais pour les personnes de 65 ans et plus, par exemple, ou des réductions de prix une journée spécifique dans la semaine, ajoute M. Cohen. Ça vaut le coup de se renseigner!» 

Comprendre le vendeur

Il est également important de cerner les intérêts et la capacité de négociation du vendeur. Est-il payé à commission ou en fonction de quotas de vente? Parfois, le commerçant ne pourra consentir un gros rabais sur un article, mais se montrera flexible sur le prolongement de la garantie ou l’ajout d’accessoires. Et quand un commis en magasin n’est pas autorisé à nous accorder une réduction de prix, pourquoi ne pas lui demander cordialement s’il peut en parler à son superviseur, afin que ce dernier lui permette de nous donner un escompte? «La politesse et un sourire seront toujours plus efficaces que la manière rude», affirme Steven Cohen.

Poser des questions ouvertes

Par ailleurs, mieux vaut ne pas poser de questions trop directes, pour éviter de se faire dire non d’entrée de jeu. «Si on vise un téléviseur dispendieux à nos yeux, on pourrait dire au vendeur: "Ce prix ne respecte pas tout à fait mon budget. Quel genre de rabais pouvez-vous m’offrir?"»

Si vous connaissez bien le produit que vous magasinez, interrogez aussi le vendeur en conséquence. «Il ne s’agit pas d’être arrogant en affichant son savoir mais de simplement montrer qu’on a de l’intérêt pour l’objet convoité et qu’on est un consommateur avisé. Le vendeur pourrait y être sensible et nous prendre davantage au sérieux.»

Respecter l’autre partie

Certains consommateurs intraitables pressent le citron afin d’obtenir le prix le plus bas possible, même si le vendeur se verrait alors obligé de sacrifier presque entièrement sa marge de profit ou sa commission. «Quand le vendeur se sent perdant dans la transaction, la satisfaction du consommateur pourrait être de courte durée», met en garde Steve Cohen: ce commerçant risque en effet d’être nettement moins disposé à rendre service ou à honorer la garantie si la marchandise achetée au rabais a un défaut de fabrication ou se brise. «Une négociation réussie implique que les deux parties parviennent à une entente où chacun se sent gagnant et remplira de plein gré ses engagements. Il faut qu’il y ait un consentement mutuel.»

Jouer le jeu

Lorsque le vendeur ne se montre pas aussi coopératif qu’on l'espère ou qu’il semble hésitant, on garde le silence et on feint l’indifférence. «Laissez-le réfléchir et se demander si vous êtes fâché ou inconfortable. S’il a peur de perdre une vente, il pourrait vous faire une offre plus intéressante. Ce n’est pas le cas? Soyez prêt à tourner les talons et à abandonner la tractation. Il vous restera l’option de revenir plus tard pour voir si l’offre a changé.» Et attention, en cas de négociation fructueuse, on n’ébruite pas la nouvelle, afin de ne causer aucun problème au vendeur… et de ne pas nuire à d’autres marchandages futurs. 

Selon Steven Cohen, un bon négociateur sait quand plier et quand faire plier l’autre. Un art qui se développe avec le temps. On essaye?



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Commentaires

achat automobile neuve

Si un produit est négociable ,c'est bien l'automobile .La clef du succès est votre préparation .

En premier lieu sachez le prix que le marchand la paye . Pour ce faire j'achète depuis des années les renseignements fournis par Car Cost Canada , pour aussi peu que $40.

Vous avez alors le prix payé par le marchand , ses escomptes et celles consentis aux consommateurs en termes de rabais ou de financement ( c'est l'un ou l'autre ,pas les deux )

exemple une voiture au prix suggéré de vente au consommateur PDS , affiché sur la vitre du véhicule neuf par le fabriquant , $38,000. sera payé par le marchand $36,000. moins ses escomptes .

Il est aussi bon de savoir que sur frais de livraisons ex: $1,690.le marchand à une ristourne moyenne de 40% . Quand vous négocierez sachez ,sans le mentionner qu'un montant de $600. à $800. traine quelque part , mais ne l'utiliser pas pour faire votre offre mais bien pour obtenir quelques équipements à valeur perçue ex: si en option il y a des tapis valant $300. demander de les inclurent dans votre transaction ,son cout est de $125. + ou- .

Quand vous arrivé à son prix net avec transport , ex; dans le cas présent $ 33,500.incluant vos rabais du fabriquant , faites lui une offre en ajoutant de 4% à 6% de son prix net .soit $33,500. plus 5 % pour son profit .soit $35,175. plus transport plus.les taxes .

Il faut cependant juger la demande existante sur le véhicule . Ainsi un modèle en demande et dont la rareté est établie pourrait bien valoir 8 % au lieu de 5%...il en vas ainsi sur certaine automobile pour la couleur , si la mode est au blanc vous pourriez avoir une super aubaine une brune .

Enfin , ne demander jamais le prix d'un véhicule , faite une offre raisonnable avec explications et laisser le décider s'il accepte votre offre. Vous avez fais vos devoirs ne fléchissez jamais , aller voir un autre concessionnaire si nécessaire ! J'en ai déjà vus trois avant de faire des affaires.

Négocier n'est pas une marque de faiblesse , au contraire , c'est une marque d'intelligence et surtout c'est payant ... pour vous et le marchand ....

marchander c'est payant...

"Bargainer" c'est toujours à la mode, avec le sourire comme vous dites, j'essaies de mettre en pratique ce que mon père a toujours fait et çà marche. Merci pour vos conseils

ACHAT D'UN VÉHICULE SANS MARCHANDER ....

Le vaste monde des concessionnaires automobiles est miné pour le consommateur. Les spécialistes en thecniques marchandes, des constructeurs se creusent les méninges pour  nous vendre à tout prix! Vous voyez un modèle annoncé dans le journal à un prix qui semble vous convenir. Près de la photo en petit caractère ''le modèle montré n'est pas celui -annoncé''. Effectivement, le modèle annoncé est ''de base ''celui de la photo est le ''limited '' la différence 12 000 $ de plus en équipement. Il y a un moyen d'éviter la négoce en votre faveur: faites vous même une offre réfléchie à prendre ou à laisser. Tenter de marchander avec eux vous dévavorisent! Vous achetez un véhicule aux cinq ans, le concessionnaire en vend huit mille dans la même période. Comment se préparer: certaines associations à but lucrative vous fournissent en quelques minutes le prix net payé par le marchand. C'est l'outil indispensable pour établir votre offre. À ajouter à ce prix: 3 à 6 % de profit pour le concessionnaire, dépendamment de la rareté et de la popularité du véhicule et faite une offre sans demander le prix , mais en étayant la source de vos informations. Ajoutez transport et taxes. Vous pouvez meme demander un petit cadeau de valeur perçue. Ex: des tapis protecteurs en options à 300 $ qui coûte 125 $ au concessionnaire. Plusieurs concessionaires de grande aglométation sont déjà ouvert à cette façon de procéder. Ne demander jamais le prix , faite un offre intelligente. 

Négociation de véhicules

Très très intéressant et Merci à vous. ..