Investir dans un REEE

iStockphoto.com

Pauline est au comble du bonheur. Sa fille vient d’accoucher d’un mignon petit bébé. La fillette est en pleine santé. Ses traits sont fins; son sourire, désarmant. Son nom est déjà choisi. Elle s’appelle France.

En plus de donner à sa fille des couches et des pyjamas à profusion, Pauline a décidé d’ouvrir un régime enregistré d’épargne-études (REEE) au nom de l’enfant. C’est que les diplômes universitaires sont si importants de nos jours, et le coût de l’éducation ne cesse d’augmenter.

«Le secret est de commencer tôt, soit dès la naissance», conseille Brigitte Felx, planificatrice financière chez RBC Gestion de patrimoine. Le fait de commencer tôt permet de profiter davantage de l’abri d’impôt et de maximiser l’effet des intérêts composés.

«Dans un premier temps, vous devez demander un numéro d’assurance sociale pour l’enfant, que vous obtiendrez auprès d’un Centre Service Canada, explique madame Felx. Normalement, ça prend quelques jours.»

Avec ce numéro, Pauline pourra ouvrir un REEE auprès de son institution financière. Elle aura alors la possibilité de contribuer un montant à chaque année jusqu’au 31 décembre du 17e anniversaire de naissance de France.

Le plafond de contribution est de 50 000$ à vie. Mais, Pauline a l’intention de contribuer seulement le montant nécessaire pour maximiser les subventions gouvernementales, soit 2500$ par année. En effet, pour chaque enfant bénéficiaire d'un REEE, le fédéral verse une subvention égale à 20% des premiers 2500$ investis annuellement, et le provincial, 10%. On parle donc ici d'une subvention annuelle qui peut atteindre 500$ de la part du fédéral et 250$ de la part du provincial.

«Vous pouvez contribuer n’importe quand dans l’année, de janvier à décembre, remarque Brigitte Felx. Mais l’idéal est de cotiser le 1er janvier afin de bénéficier au maximum du fait que les revenus de placement fructifient à l’abri de l’impôt.»

Ce régime offre une bonne flexibilité. Il permet d’investir dans une variété d’instruments de placement, notamment les comptes d’épargne, les certificats de placement garanti et les fonds communs de placement.



Pages :