Un régime enregistré d’épargne-études (REEE) en cadeau

Un régime enregistré d’épargne-études (REEE) en cadeau

On ne choisit pas la carrière de nos enfants ou petits-enfants. «Mon neveu, lui, a décidé de faire un doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT)», raconte François Morency, planificateur financier et président de la firme Aviso. «Ça lui coûtait 25 000$ US en frais de scolarité par année, et tout autant pour se loger.» 

Que l’étudiant ait accès ou pas à des bourses d’études, le REEE peut lui donner un bon coup de pouce. Ce programme fédéral permet ainsi aux parents, aux grands-parents ou même à un ami de la famille de cotiser au régime afin de financer le coût des études postsecondaires d’un ou de plusieurs enfants. 

Bien que les contributions ne soient pas déductibles pour celui ou celle qui cotise, les revenus générés dans le régime demeurent à l’abri de l’impôt.

«Dans le cas du REEE, les sommes retirées deviennent imposables à partir du moment où l’étudiant doit les utiliser pour financer ses études, précise M. Morency. Comme ses revenus seront alors probablement modestes, il payera peu ou pas d’impôt.» Et nul besoin de s’inscrire au doctorat ou d’étudier aux États-Unis pour retirer des sommes du REEE. Ce régime s’adresse tout autant aux jeunes qui entreprennent une formation professionnelle ou collégiale que des études universitaires – à temps plein ou partiel – chez nous. D’après un sondage CROP publié au printemps dernier et mené pour le compte d’Universitas, le quart des grands-parents québécois offrent d’ailleurs un soutien financier à leurs petits-enfants pour leurs études. La majorité choisit de le faire par le truchement d’un REEE (79%), d’autres en utilisant un compte d’épargne (16%) ou un CELI (12%).



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