Travailleur autonome? Préparez votre retraite!

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Ne pas «rapper» son REER

Une cotisation de 709,67$ par mois, c’est plus réaliste que 972,50$, mais ça reste quand même beaucoup d’argent. Pourtant, Martine n’a pas le choix. Elle aura beau tourner les chiffres dans tous les sens, elle sait qu’elle doit faire un important effort d’épargne si elle désire avoir une retraite confortable. Martine a plusieurs atouts en main: une maison, un REER, des clients fidèles et encore plusieurs années devant elle. Par ailleurs, elle doit se rappeler que 709,67$, c’est un objectif à atteindre. Si elle rate cette cible à l’occasion, ce n’est pas dramatique. Cependant, les mois où elle aura plus d’argent, elle compensera le déficit…

Avant toute chose, Martine devrait rencontrer un planificateur financier pour faire le point et étudier différents scénarios: retraite avec 50% ou 55% des revenus de travail, possibilité d’emprunter pour cotiser à son REER, report d’un an du départ à la retraite, etc. Beaucoup de ces professionnels sont en pays de connaissance, étant eux-mêmes travailleurs autonomes.

Ensuite, Martine pourrait hausser ses tarifs (les bons travailleurs autonomes sont toujours en demande!) et évaluer la pertinence de sous-traiter certaines parties de ses contrats. Cela lui permettrait d’accepter plus de mandats et d’augmenter son chiffre d’affaires. Elle pourrait aussi déposer la TPS et la TVQ qu’elle perçoit de ses clients dans l’un de ces comptes à haut taux d’intérêt que proposent les banques virtuelles, comme ING Direct. Un tel compte pourrait lui rapporter 200$ (imposables) par année, sans qu’elle ait à faire d’effort particulier ou courir de risque supplémentaire.

Ne pas «rapper» son REER

Comme de nombreux travailleurs autonomes, Martine a établi son bureau à la maison. Elle peut inscrire à titre de dépenses d’entreprise la partie des frais de chauffage, d’électricité, d’assurances et d’entretien qui sert à faire fonctionner son bureau. Même chose pour les intérêts hypothécaires et les taxes foncières. Cette partie admissible est égale à la superficie qu’occupe le bureau dans la maison (au Québec, seule la moitié des frais encourus peut être inscrite). Puisque le fisc absorbe ces dépenses, on comprend l’avantage d’avoir un bureau à la maison.

Mais quel est le lien entre le bureau à domicile et la planification de la retraite? C’est que plusieurs travailleurs autonomes pourraient être tentés de «rapper» leur REER afin d’acheter une première maison. En effet, le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet de retirer jusqu’à 20 000$ d’un REER, sans incidence fiscale, pour acheter ou construire une résidence. Une fois la maison acquise, on doit rembourser son REER à l’intérieur d’une période de 15 ans.



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