Les coopératives funéraires: économiques et écologiques!

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Le concept n’est pas récent puisque la première coopérative funéraire a été mise sur pied en 1942 dans la région de Québec. On en compte aujourd’hui une trentaine, regroupant 140000 membres, qui totalisent près de 100 points de service sur tout le territoire québécois. Pourtant, des 55000 décès enregistrés au Québec en 2007, seulement 8000 funérailles leur ont été confiées. C’est peu si l’on considère le rapport qualité-prix des services offerts. Il faut dire qu’aucune coopérative ne dessert le Grand Montréal, où l’on enregistre la plus forte concentration de décès par année, et que les Alfred Dallaire et autres entreprises privées bénéficient d’une visibilité difficile à égaler. 

Des économies considérables

Les coopératives étant des organismes sans but lucratif, elles ont notamment pour mandat d’offrir des services funéraires au meilleur coût possible. Dans la dernière édition de l’étude Le marché funéraire au Québec, on apprend que les utilisateurs du réseau des coopératives funéraires avaient déboursé en moyenne 3677$ pour leurs funérailles, tandis que l’ensemble des Québécois dépensaient 5698$ et les Canadiens 6325$ pour les leurs, en 2004.

L’adhésion à une coopérative funéraire coûte 20$ à vie, mais même les non-membres peuvent bénéficier de tarifs avantageux sur les différents services. Et, ce qui constitue certainement l’un des grands attraits de la formule coopérative, «personne n’essaie de profiter du désarroi des proches de la personne décédée pour leur vendre des produits ou des services qu’ils n’achèteraient pas en d’autres circonstances», explique Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.

Conscience écolo

Quand Alain Leclerc affirme que les coopératives funéraires travaillent pour les vivants, il ne saurait si bien dire, et le Projet Héritage l’illustre de belle manière. Initiative aussi symbolique qu’environnementale, les coopératives s’engagent désormais à planter un arbre à la mémoire de chaque défunt dont les funérailles y sont célébrées. Mais l’effort va plus loin.
Pour «compenser» l’émission de gaz à effet de serre engendrée par l’utilisation de véhicules, les funérailles, les rencontres du conseil d’administration, le transport des défunts, etc., les coopératives participent à des activités de reboisement, pour un montant équivalant au coût environnemental de leurs activités de fonctionnement.

Ces projets de reboisement, l’un au Québec et l’autre au Guatemala, s’inscrivent à la fois dans une perspective d’intercoopération, de développement international et de préservation de l’environnement. Dans les deux cas, les travaux de reboisement s’effectuent sur des terrains expressément identifiés au Projet Héritage.



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