Quand nos grands enfants restent à la maison

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Le film Tanguy nous a fait rire de bon cœur il y a quelques années. C’était hilarant de voir Sabine Azéma et André Dussollier mettre tout en œuvre pour forcer leur fiston à quitter la maison. Après tout, Tanguy avait 28 ans bien sonnés.

Mais la réalité est souvent moins drôle. La présence d’enfants adultes représente plusieurs défis pour les parents. Comme dans le film, le sentiment d’envahissement risque d’affecter la vie de couple. On n’a plus affaire à de mignons chérubins, mais à des adultes normalement constitués, au fait des choses de la vie et censés voler de leurs propres ailes sous leur propre toit.

Du point de vue financier, l’incrustation d’un Tanguy peut avoir des effets redoutables sur le budget familial. «Il peut en coûter 75$ par semaine pour nourrir un adulte à la maison», estime François Louis-Seize, planificateur financier et directeur régional du bureau Montréal Champlain pour le Groupe Investors. Non seulement un tel montant a-t-il un impact immédiat sur les finances des parents, mais il risque de les empêcher de bonifier leur capital de retraite. «De nombreux parents de Tanguy sont dans la cinquantaine. Ils comptaient sur le départ de leurs enfants pour mettre les bouchées doubles en matière d’épargne-retraite. Or, la présence inattendue d’un adulte à la maison peut contrecarrer leur projet.»



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Commentaires

le retour a la maison de la fille (adulte) de mon conjoint

Comment vivre avec la fille (adulte) de mon conjoint, cela m'insécurise beaucoup, du fait que mon conjoint ne réalise pas que sa fille a 21 ans, qu'il la voit encore comme une enfant. Si quelqu'un peux m'aider dans cette situation, ex. livre a lire, outils pour m'aider. Toute forme d'aide sera la bienvenue
Merci

gaffe

Ne faites pas cette gaffe... J'ai accepté de dépanner mon beau-fils pour 6 mois. À 28 ans. Et 6 ans plus tard, il est toujours ici, dans mon sous-sol, à ne rien foutre de sa vie à part squatter le sofa... Quelle erreur de ma part!!!

Quand nos grands enfants reviennent à la maison

Je comprends que c'est une gaffe, mais parfois on ne voit pas comment faire autrement. Mon fils de 24 ans est revenu à la maison (après 6 mois de vie en appartement) car il a reçu le diagnostic d'une maladie grave et dégénérative mais non mortelle. Que ferait tout parent dans de telles circonstances?? Ouvrir sa porte...! C'est ce que j'ai fait. Cependant, 18 mois plus tard, même s'il est en mesure de travailler, il se comporte comme un adolescent à la retraite. Lui demander de partir soulève beaucoup d'anxiété de part et d'autre. Ayant moi-même pris ma retraite, et en désespoir de cause, j'ai pris la décision de... vendre la maison. Il a un préavis de 6-8 mois pour s'activer et se préparer. Je me sens cruelle de faire ça et en même temps, je sens que c'est la chose à faire pour l'obliger à se prendre en main.

Quels moyens pour s'en sortir ?

Bonjour,
Je suis là pour mes beaux-parents et leur fils Damien (le frère de mon compagnon) qui n'a jamais quitté le domicile parental. Il a maintenant 28 ans et un boulot de ménage à Castorama à temps partiel. Il y a quelques mois, il a enfin décidé de décoller de chez ses parents (suite à un désaccord avec ses parents concernant l'achat d'une voiture décapotable...). Cela ne s'est pas vraiment bien passé mais au moins il était parti ! Il a commencé par habiter chez un ami - en fait chez ses parents puisque cet ami lui aussi n'avait jamais quitté le domicile parental. Ensuite il s'est mis en couple avec la fille de leurs voisins (des personnes avec qui ils dînaient souvent). Puis ils ont pris un appartement tout les deux il y a peu de temps. Et voilà qu'après une dizaine de jours de vie commune réelle (déménagement terminé) et bien tout est fini entre eux... Et donc retour chez les parents pour Damien.. Bref, la question c'est comment peuvent faire mes beaux-parents pour se faire aider dans cette situation ?? Je précise que malgré le fait qu'il ne soit pas reconnu handicapé comme son frère jumeau Benoit (qui lui a pris un appartement et un travail à temps plein et tente tant bien que mal d'avoir une vie à lui), Damien a de nombreux TOC et des problèmes psychologiques indéniables mais qu'il s’obstine à ne pas vouloir considérer comme tels. Malgré tous les efforts de sa mère pour lui faire voir un psychiatre ou pour le faire réagir, la situation dure depuis tellement longtemps qu'elle ne sait plus quoi faire et est vraiment à bout... Je dis "elle" soit dit en passant car le père est relativement du même avis que Damien sur le fait de voir quelqu'un et il fait comme si tout allait bien malgré la détresse de sa femme..
Quelqu'un aurait-il donc des contacts d'associations susceptibles de pouvoir venir en aide à mes beaux-parents, ne serait-ce que pour pouvoir en parler déjà ??
Merci d'avance et bonne journée !