L'Association des grands-parents du Québec

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«Trop de familles ignorent encore notre existence», déplore Monique Avoine, vice-présidente et responsable des communications de l'Association des grands-parents du Québec (AGPQ). Fondée à Beauport, en 1990, par Lucienne Beaudet–St-Gelais (décédée en 2003) pour répondre aux besoins de quelques grands-mères de l'endroit, l'Association a pris de l'ampleur lorsque Henri Lafrance en est devenu président, en 2004. Lui, Monique Avoine et la quinzaine de membres de l’époque en ont fait un organisme provincial. Trois ans plus tard, l'organisme sans but lucratif rassemble près de 600 membres.

Une mission essentielle

L'AGPQ est vouée à la défense des droits des grands-parents et des petits-enfants. En effet, la réalité bafoue trop souvent l'article 611 du code civil qui précise: «Les pères et mères ne peuvent sans motifs graves faire obstacle aux relations personnelles de l'enfant avec ses grands-parents». Or, comme l'explique Monique Avoine, «à la suite de chicanes de famille, de séparations, de divorces, du remariage de l'un des parents, les grands-parents sont souvent privés du droit de voir leurs petits-enfants. Il y a aussi les cas de chantage — "si tu ne me donnes pas la maison, tu ne verras plus les petits" — et les décisions de la DPJ, laquelle, par exemple, envoie l'enfant dans une famille d'accueil pour adoption. Notre association travaille contre ça.

«Il est essentiel que les relations familiales soient maintenues parce que le rôle des grands-parents est très important, poursuit la vice-présidente. Il s'agit d'une relation de cœur à cœur; cet amour des grands-parents sécurise les enfants. Dans mes conférences, je leur dis qu'ils doivent prendre leur place, mais pas toute la place, s'ils veulent maintenir de bonnes relations avec leur enfant, leur gendre ou leur bru, en particulier dans les familles recomposées où la situation est souvent fragile.»

L'AGPQ est aussi ouverte à la famille élargie, qui comprend les tantes, les oncles, etc., qui peuvent eux aussi voir au bien-être de l'enfant. «L'important est que les enfants gardent et connaissent leurs racines pour conserver leur identité», insiste Monique Avoine.



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Commentaires

Droit de visite de la grand-mère

Ma fille me renie et ne me parle plus. Elle invente des raisons futiles a mon sujet et me met la famille a dos. Je suis présentement sur l'aide sociale et ne peut me permettre des frais d'avocat. Cependant, depuis l'an passé après son mariage, ma fille ne m'autorise pas à aller visiter ma petite-fille qui avait alors un an. Maintenant qu'elle a eu ses 2 ans en mars dernier, je ne suis JAMAIS invitée, ni téléphone, ni rie ! elle a même osé appeler la police contre moi en mentionnant le mot harcèlement! Ouf... et j'ai dû laisser mes cadeaux de Noel sur son perron (balcon d'entrée)! Elle ne m'a pas ouvert la porte, bien qu'ils étaient là et que je les entendais. QUOI FAIRE pour l'obliger à me donner le droit de visite ou de prendre ma petite-fille avec moi les week-ends? Merci de votre aide et vos conseils.

Droits de visite enfant et grands parents

Je favorise ce droit de visite qui protège les enfant souvent pris en otage pour une séparation qui provoque souvent de la vengeance.

Mon petit fils

mon petit fils a été remis il a 3 ans par la DPJ à sa grand-mère paternelle et maintenant elle ne veux plus qu'on a aucun contact .Je l'avais à tout les dimanches .je vous rencontrerai tout au téléphone

J'aimerais savoir si Madame

J'aimerais savoir si Madame Monique Avoine fait encore partie de votre conseil d'administration. Si oui,j'aimerais beaucoup prendre contact avec elle. Je suis une amie et je l'ai perdue de vue depuis quelques années. Merci de me répondre et je vous souhaite une belle journée!