La PCU et les impôts: comment prévoir le coup

La PCU et les impôts: comment prévoir le coup

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Avez-vous profité du soutien financier temporaire accordé par le gouvernement fédéral durant la pandémie de la COVID-19? Cette aide de 500 $ par semaine, communément appelée PCU (prestation canadienne d’urgence), a été versée pour compenser une perte d’emploi ou une réduction des heures de travail en raison de la crise sanitaire. Les prestations couvraient une période maximale de 24 semaines (maximum 12 000 $).

Son accessibilité était simple et elle était versée allègrement, sans aucune retenue à la source. Certains prestataires ont reçu le premier paiement en double, qui doit maintenant être remboursé. Bien que ces sommes aient été d’une aide exceptionnelle, il n’en demeure pas moins qu’elles sont totalement imposables au même titre que les prestations d’assurance-emploi. D’ailleurs, un feuillet T4A sera émis par l’ARC à cet effet.

Une facture fiscale plus élevée

Au printemps prochain, nos deux gouvernements s’empresseront de récupérer une partie de cette aide lors de la production des déclarations de revenus. À moins de gagner des revenus en deçà du montant personnel de base, qui est de 13 229 $ pour le fédéral et de 15 532 $ au niveau provincial, les prestataires de la PCU recevront probablement une facture fiscale plus élevée que d’habitude. Et si, en plus, ils ont gagné d’autres revenus durant l’année 2020, leur facture fiscale dépendra de leur taux marginal d’imposition… et elle risque d’être salée pour plusieurs. Il n’est pas trop tôt pour prévoir les impôts additionnels sur le montant de la PCU reçu durant l’année.

Rappelons que le taux marginal d’imposition est celui qui s’applique à la dernière tranche de revenu imposable. Il faut donc payer un impôt sur chaque dollar de revenu additionnel gagné. Par exemple, si notre revenu d’emploi est de 45 000 $ durant l’année (excluant la PCU reçue), l’impôt à payer sur notre PCU de 12 000 $ correspond à 3 904 $, soit 12 000 $ x 32,53 %.

À cela s’ajoute la cotisation au régime public d’assurance médicaments, la RAMQ, pour les travailleurs qui se sont retrouvés sans protection d’assurance maladie par un régime privé. Par conséquent, Revenu Québec percevra une prime mensuelle de 53 $ pour chaque mois sans couverture lors de la déclaration de revenus.

Des solutions pour amoindrir le choc

- Augmenter l’épargne, si possible.

- Ne pas dépenser toute la PCU reçue, s’il n’est pas trop tard!

- Augmenter ses retenues à la source si on retourne sur le marché du travail.

- Cotiser à son REER, selon ses droits admissibles, pour réduire le revenu imposable, si le taux marginal est plus élevé.

- Retirer des sommes du CELI au lieu du REER pour payer ses impôts.