Rénovations: que faire en cas de problèmes?

Rénovations: que faire en cas de problèmes?

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En 2009, Jean-Marc Guérin a décidé de retaper sa maison qui en avait bien besoin. D’abord les fondations, puis la toiture et le circuit électrique. L’an dernier, la salle de bains et la cuisine ont subi une cure de jouvence. «Les trois premiers projets se sont bien déroulés. Mais pour la salle de bains, quelle histoire!» dit cet imprimeur de 62 ans.

L’entrepreneur lui en a fait voir de toutes les couleurs. Dès le départ, la réfection de la plomberie a nécessité cinq jours au lieu de deux. Puis le type a tenté d’installer des portes de douche plus minces que celles que voulait son client. Les carreaux de céramique étaient plus petits que ceux qui avaient été commandés. Quant au joint d’étanchéité autour de la baignoire, il était blanc plutôt que transparent. «Il a fini par corriger les défauts, mais j’ai dû insister. Entre lui et moi, c’est fini», déplore M. Guérin.

Les principaux motifs de plaintes


Les légendes sur l’industrie de la construction et de la rénovation semblent se fonder sur des faits avérés. À l’Office de la protection du consommateur (OPC), le domaine de la rénovation résidentielle a généré 4416 demandes de renseignements pour l’année 2010-2011. «C’est beaucoup. Cela représente près de 3% de toutes les demandes qui nous ont été acheminées. Nous avons transmis 322 formulaires de plaintes», indique Jean Jacques Préaux, porte-parole de l’OPC.

Difficile de savoir précisément quels ouvrages causent le plus de soucis aux propriétaires. Les organismes comme l’OPC et la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) colligent simplement des données générales, comme des travaux inachevés ou de piètre qualité.

À l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC), on constate que les agrandissements de maisons sont l’un des principaux problèmes auxquels font face les propriétaires. «Les infiltrations d’eau à la jonction des deux toits sont fréquentes», dit Albanie Morin, coordonnatrice de l’ACQC.

De son côté, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec signale que la présence de pyrite et de pyrrhotite dans le béton des fondations provoque encore des ennuis. On se rappellera que ce dossier avait fait la manchette il y a une dizaine d’années. Des consommateurs éprouveraient aussi des difficultés à faire appliquer la garantie du fabricant dans le cas de matériaux de toiture défectueux.

Un plan détaillé


La meilleure façon d’éviter les casse-tête consiste à planifier soigneusement ses travaux de rénovation. D’abord, ayez une idée précise de ce que vous voulez en dressant un plan détaillé, c’est-à-dire tracé à l’échelle sur du papier et qui inclut tous les éléments du projet. «Vous pouvez dessiner votre plan vous-même, mais, pour les gros travaux, n’hésitez pas à consulter un technologue, un designer ou un architecte», conseille Mme Morin. Votre plan servira de base aux entrepreneurs à qui vous demanderez des soumissions. Plus il sera complet, moins vous aurez de suppléments à payer au bout du compte.



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