Magasiner une résidence pour personnes retraitées

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Trois types de résidences

Les conciergeries. Il s’agit de complexes dans lesquels on offre des appartements (de 1 ½ à 5 ½ pièces) pour personnes entièrement autonomes. Certains promoteurs les qualifient de résidences pour «retraités dynamiques». Aucun soin spécialisé n’est prodigué. En revanche, le propriétaire assure un service de surveillance des lieux. Une salle à manger, un comptoir pharmaceutique, une salle communautaire, une institution financière, etc., sont habituellement intégrés dans l’édifice. Souvent, on y trouve un service d’infirmerie pour les petits bobos.

Les pensions familiales.
On parle ici d’établissements qui accueillent en chambre des personnes autonomes ou en légère perte d’autonomie. Selon la loi, une pension qui loge neuf personnes ou moins est de type résidentiel. Souvent, un couple fournit dans sa propre maison le gîte et le couvert en échange d’un loyer. Les pensions qui abritent 10 personnes et plus sont de type commercial. Par légère perte d’autonomie (ou semi-autonomie), on entend une personne qui peut encore s’occuper d’elle-même pour l’hygiène de base, mais qui souffre d’un déficit cognitif ou qui éprouve des difficultés à se déplacer à la suite d’un AVC, par exemple. Dans un appartement pour personne semi-autonome, cuisine et salle de bains sont spécialement aménagées afin d’assurer la sécurité.

Les CHSLD. Dès que l’état d’une personne exige des soins de santé réguliers, celle-ci doit être transférée dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article.

Définir ses besoins

Avant de commencer à magasiner une résidence, on doit d’abord définir ses besoins. «La mauvaise analyse de ceux-ci est la principale erreur que commettent les consommateurs à la recherche d’une résidence», soutient Mélanie Doré, présidente de l’Agence d’hébergement Doré. Selon l’experte, il est facile de trouver un appartement quand on est en forme et qu’on croit le demeurer pendant des années. Mais la situation peut changer rapidement. «Il est important de connaître son état de santé avant d’entreprendre le magasinage, car la résidence qui fait l’affaire aujourd’hui pourrait ne plus convenir dans un avenir plus ou moins rapproché», souligne Mélanie Doré. Une perte d’autonomie vous forcera peut-être à déménager de nouveau, mais dans des circonstances nettement plus difficiles.

Solange jouit d’une santé de fer, mais Rémi souffre d’arythmie cardiaque et son sang a tendance à coaguler. Il doit prendre plusieurs médicaments par jour. «La résidence que nous choisirons doit avoir une infirmière sur place. Idéalement, il y aura une aile pour personnes semi-autonomes, au cas où…», dit Rémi. Cela limitera forcément leurs choix, car beaucoup d’établissements ne fournissent pas cette mixité des services. Solange et Rémi devront faire l’inventaire de leurs autres besoins en répondant aux questions suivantes:

  • Désirent-ils encore demeurer près de leurs enfants ou se rapprocher du centre-ville?
  •  Veulent-ils être locataires ou propriétaires d’un condo pour personnes retraitées? En effet, certains grands promoteurs offrent désormais aux personnes retraitées d’acheter leur unité d’habitation.
  • Cherchent-ils une tour d’habitation ou une pension de type familial?
  • Désirent-ils un endroit animé ou tranquille?
  • Veulent-ils consacrer du temps à l’entretien ménager et à la préparation des repas?

Voilà autant d’interrogations auxquelles notre couple doit prendre le temps de répondre.



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