La maison intergénérationnelle

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La résidence intergénérationnelle est une maison individuelle construite ou rénovée pour abriter sous un même toit, dans deux logements de taille différente, enfants et parents vieillissants. Les deux ménages peuvent être copropriétaires, ou encore l’un peut être propriétaire et louer le logement à l’autre. On décide en fonction de son âge, de ses besoins et de sa capacité financière. Lorsque le couple âgé n’est plus capable de vivre de façon autonome ou décède, l’appartement redevient partie intégrante de la maison.

Ce concept semble promis à un bel avenir en raison du vieillissement de la population. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), en 2030, les ménages de 65 ans et plus représenteront 29 % des ménages, comparativement à 20% aujourd’hui. Basée sur l’échange de services entre les générations, la formule gagne en popularité. Le nombre de ménages vivant, d’une manière ou d’une autre, une cohabitation intergénérationnelle (duplex, maison unifamiliale, résidence intergénérationnelle, etc.) a augmenté de 35,5% en 5 ans! 

Le bonheur en famille

Ce mode de vie rend Louise particulièrement heureuse. «Je suis enchantée, dit la jeune mamie de 51 ans, qui cohabite avec sa fille Jeanne et son gendre Michel dans une maison intergénérationnelle à Saint-Constant, en banlieue de Montréal. Cela me permet d’avoir mon intimité tout en respectant celle de ma fille et de mon gendre, et d’être près d’eux. Et la cerise sur le sundae, c’est que je vois mon petit-fils tous les jours!»

Depuis le départ de la maison de sa fille unique qu’elle avait élevée seule, Louise souffrait terriblement de solitude. «Je n’avais pas le goût de cuisiner. Je dépérissais», soupire-t-elle. Lorsque le jeune couple lui a offert de venir vivre avec lui, elle a accepté avec joie. Et elle ne voudrait jamais qu’il le regrette. «Je fais très attention à leur intimité. Je garde toujours la porte séparant mon logement du leur fermée et j’insiste pour qu’ils fassent de même. Je frappe toujours avant d’entrer chez eux et je me mêle de mes affaires…»

Cela fonctionne plutôt bien, selon Jeanne, qui se dit très heureuse de vivre sous le même toit que sa mère. «C’est le meilleur des deux mondes. Les deux familles sont près l’une de l’autre, mais elles ont chacune leur propre lieu de vie. Et comme ma mère ne conduit pas, si elle a besoin de quelque chose, je peux prendre la voiture et l’accompagner.»



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Commentaires

Logement complémentaire (suuplémentaire) ou intergénérationnel

Bonjour, Je travaille pour le service de l'urbanisme de la ville de Saint-Constant. Ce sujet nous intéresse grandement. Nous avons le désir de creuser d'avantage la chose dans notre ville afin d'offrir un produit adapté aux nouvelles réalités des familles. Nous avons un secteur de maisons préfabriquées à proximité d'une gare de train de banlieue pour lequel nous avons une vision de développement ''autrement''. Si un membre de votre équipe désire échanger sur le sujet avec nous, il nous fera plaisir d'aborder la question. slavallee@ville.saint-constant.qc.ca