Acheter une maison ancestrale à la campagne

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Le grand problème

Le grand problème

Souvent bâties par des artisans qui aimaient «la belle ouvrage», la plupart des vieilles maisons qui ont résisté au temps sont restées solides et saines et ne souffrent habituellement pas de problèmes majeurs de charpente. Mais toutes (sauf celles qui ont été correctement rénovées et sont conséquemment plus coûteuses) sont très mal isolées. L’isolation des murs ne dépasse pas R-8 — quand elle l’atteint — alors que le minimum recommandé est R-12. Quant à l’isolation du toit, qui se résume souvent à du bran de scie jeté sur le plancher du grenier, son efficacité ne correspond même pas à la moitié du minimum recommandé qui se situe entre R-40 et R-52 selon le type de chauffage. Les fondations ne se portent pas mieux puisqu’elles ne sont à peu près jamais isolées.


Les vieilles maisons perdent de la chaleur, d’abord par les fenêtres, munies de vitres simples non énergétiques et protégées l’hiver par des contre-fenêtres loin d’être étanches, puis par les différentes ouvertures qui ont été pratiquées au fil des rénovations pour améliorer le chauffage, la plomberie, l’électricité, la ventilation… Enfin, par les petites fissures apparues au fil du gauchissement normal du bois, qui constitue leur principal matériau.

Elles comportent souvent plusieurs systèmes de chauffage: plinthes électriques, chauffage central au mazout, petite chaudière de plancher au gaz. Avant d’acheter, demandez une copie des factures des deux ou trois dernières années de tous ces modes de chauffage. Assurez-vous qu’elles couvrent bien les 12 mois chaque année et, au besoin, communiquez avec les fournisseurs pour vérifier si les chiffres sont exacts. Moyennant 150$, un conseiller ÉnerGuide d’Hydro-Québec pourra procéder à un test d’infiltrométrie, technique qui évalue les pertes de chaleur de la maison, et déterminer les travaux nécessaires.

Ne vous laissez pas décourager! Il est possible d’améliorer l’efficacité énergétique de votre future maison sans tout démolir et refaire. Si vous êtes bricoleur, vous pourrez effectuer la plupart des travaux vous-même. Vous pouvez aussi être admissible aux subventions de Ressources naturelles Canada et d’Hydro-Québec.



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