Voyage au Costa Rica

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Costa Rica: le parc national Palo Verde

Première expédition: le parc national Palo Verde, pour les amateurs d’oiseaux aquatiques et de végétaux. Des deux sentiers de randonnée du royaume des iguanes, on observe quelques-unes des 150 espèces d’arbres qui s’y trouvent. Cet immense parc abrite une douzaine d’habitats naturels forêt tropicale sèche, marécages, prairies et plaine inondée pendant la saison humide qui transforme le paysage et attire les oiseaux migrateurs. Au bout de la route, on découvre la rivière Tempisque. Une magnifique balade en bateau permet d’admirer plusieurs représentants de la faune ailée parmi les 279 espèces identifiées: aigrettes, jacanas au ventre brun orangé, canards dendrocygnes à ventre noir, ibis, hérons... Quand on dit que le Costa Rica est riche en raison de sa faune et de sa flore, on ne ment pas!

Playa Tamarindo: plage paradisiaque

Sable chaud, couchers de soleil spectaculaires sur la mer, palmiers, tout concourt à donner un ton vacancier à Playa Tamarindo, endroit très fréquenté mais tout de même relativement calme. Les plages sont tellement immenses que l’on finit toujours par trouver un endroit tranquille! Les surfeurs, jeunes et vieux, offrent tout un spectacle: certains sont très bons, d’autres... beaucoup moins!

La ville offre une multitude de restaurants et des hôtels particulièrement intéressants, comme le Jardin del Eden, entouré d’un jardin mature, de sculptures et d’une piscine où les parasols de chaume accueillent les bougainvilliers. Et la plage est tout près.

Parc national Ostional: rendez-vous avec les tortues

La route qui se rend au parc national Ostional est un peu... déroutante, avec ses quelques rivières à traverser à gué: optez pour un véhicule utilitaire à quatre roues motrices! 

En route pour une visite guidée. «Le guide vous attend à la plage», nous dit-on. Arrivés à la plage avant le lever du soleil, nous le cherchons. Devant nous, tout un spectacle: des centaines de Costariciens sont là, sacs à la main. Nous qui pensions être seuls... Penchés au-dessus des trous creusés dans le sable par les tortues, ils récoltent une partie des œufs qu’elles ont pondus. La récolte est soigneusement encadrée par le programme de cueillette géré par le Parc national. On mange les œufs bouillis, frits ou à la coque. D’après les Ticos (nom familier qui désigne les habitants du Costa Rica), ils sont très bons.

Nous suivons les dizaines de tortues qui, pendant la nuit, ont pondu des centaines d’œufs au-dessus de la ligne de la marée haute et qui retournent maintenant à la mer. Quelle saga impressionnante! Ces lourdes carapaces se déplacent de peine et de misère. Nous en aidons même une qui ne réussit plus à regagner la mer parce que la marée baisse de plus en plus... À 88 lb (40 kg), il faut être deux. Nous lui faisons faire à bout de bras environ 650 pi (200 m) à une vitesse qu’elle n’aura jamais atteinte de toute sa vie! Nous la déposons dans les vagues où elle finit par prendre le large.

Nous dînons à La Luna, à Playa Pelada, un restaurant qui offre une cuisine méditerranéenne dans un décor enchanteur. Le lendemain matin, des singes hurleurs nous sortent de notre sommeil de leur voix rauque, hostile. Ça réveille!

Un brin de tourisme à Montezuma

La route pour se rendre à Montezuma est un peu éprouvante: quatre heures, à la condition, bien sûr, de ne pas avoir de crevaison! Nombreuses rivières à traverser à gué, mais les paysages sont beaux. 

Ce village touristique arbore des étals de bijoux artisanaux et de pacotille. En face, un resto où l’on peut observer les singes capucins à face blanche. Au restaurant La Playa de las artistas nous attend l’une des meilleures expériences culinaires du pays, dans un décor somptueusement débridé: tables et bancs de diverses hauteurs et de diverses formes, déposés sur le sable de la plage. Le soleil se couche sur la mer. Le menu est indescriptible: raffinement et beauté...

Montezuma est la porte d’entrée de la magnifique Reserva Natural Absoluta Cabo Blanco mais nous privilégions la marche sportive vers la splendide chute du Rio Montezuma, rafraîchissante par cette chaleur intense de février.

Vers Bahia Drake

Deux jours plus tard, le traversier nous amène de Parquera à Puntarenas. Nous rentrons à San José d’où nous prenons l’avion le lendemain vers la péninsule d’Osa avec escale à Quépos la magnifique. De Palma Sur, dont l’aéroport est minuscule, un taxi nous amène au bateau qui nous conduit à notre hôtel, le Poorman’s Paradise, après une heure et demie de voyage sur la splendide rivière Sierpe. 

Enfin Bahia Drake! C’est en quelque sorte un paradis. Nous logeons dans un chalet construit sur pilotis, modeste mais très confortable. L’électricité est produite par une génératrice à certaines heures de la journée. Pas d’eau chaude, mais la chaleur ambiante compense! Ici, tout doit être transporté par bateau: glace, nourriture, alcool, diesel pour la génératrice, essence pour les moteurs des bateaux et matériaux de construction. Beaucoup de travail pour maintenir le confort dans cette jungle difficilement accessible!

Le terrain appartient à une famille de Costariciens qui, contrairement à beaucoup d’autres, n’ont pas vendu leur terre aux intérêts étrangers. Ils ont décidé de développer le tourisme sur leur propre terre. Carlos et Samuel, qui ont passé leur enfance dans cette jungle, nous font découvrir leur coin de pays. Pêche en mer près des côtes où l’on admire les frégates et autres oiseaux marins: quelques heures plus tard, 10 beaux, bons et gros poissons se retrouvent sur la table des convives de l’hôtel. Le lendemain sera consacré à la plongée en apnée près de la réserve biologique Isla del Caño où des myriades de poissons colorés côtoient les tortues qui se baignent dans des forêts de coraux.

Sur cette île, dans cette végétation luxuriante de la forêt humide, on découvre l’arbre à caoutchouc, le figuier, le cacaotier sauvage en plus des plantes herbacées et des fougères gigantesques. Un sentier archéologique mène à des sphères de pierres étranges, que les habitants de l’île ont transportées jusqu’à proximité de cimetières entre le IIIe et le IXe siècle.

Dans le Parc national Corcovado, on se lance à la recherche d’oiseaux de la famille des trogonidés, de singes, d’agoutis et de coatis. Je suis comme un enfant, les yeux grands ouverts à chaque découverte. Les singes qui s’amusent, se cachent, les aras rouges qui volent en criant de leur forte voix enrouée et nasillarde, les papillons morphos qui s’ébattent devant cette végétation conçue pour les géants... riche, riche, le Costa Rica!

Les environs de San José

Près de San José, il faut voir les deux incontournables volcans Poas et Irazú. Le premier s’est réveillé en 1989 pour cracher ses cendres; une couche de cendre et de lave refroidie couvre son cratère et ses environs. Paysage lunaire d’une étrange beauté...

Après une courte visite au magnifique jardin botanique Lankester, à Cartago, qui présente une collection de plus de 800 espèces d’orchidées et des sentiers bien aménagés donnant accès à des jardins de cactus, de broméliacées, d’héliconias et de bambous, nous nous rendons au volcan Irazu. De là, on aperçoit le lac turquoise et les plaines environnantes: vraiment magnifique! À cause des fortes rafales de vent, un bon chandail et un coupe-vent sont très appréciés pour visiter ces lieux spectaculaires.

Retour...

La froideur de février nous accueille à l’aéroport de Dorval. Le chauffeur de taxi conduit à vive allure. Sommes-nous si pressés de retourner chez nous? Avons-nous tant souffert de la chaleur? Nous croisons les doigts, en espérant pouvoir retourner au Costa Rica une autre fois!

Pour profiter du Costa Rica

  • Évitez les longs déplacements en automobile; optez pour des vols intérieurs, moins longs et souvent moins coûteux parce que plus rapides. Utilisez lorsque c’est possible les traversiers.

  • Pour observer la nature, levez-vous très tôt. C’est à ce moment-là qu’il y a le plus de vie! Les oiseaux chantent, les singes se déplacent et toute la faune se réveille. À 11 h, la chaleur commence à nous ramollir...

  • Si vous allez dans la jungle ou dans des endroits où moustiques et autres insectes pullulent, munissez-vous d’une moustiquaire pour protéger votre lit (dans les magasins de plein air).

  • Pour les photos, la caméra numérique est un bon choix parce qu’elle permet de photographier facilement dans des conditions d’éclairage très variées.

Mise à jour: novembre 2010



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