Suivre la route des phares

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Phare de Pointe-au-Père

Pointe-au-Père, Matane et La Martre

Phare de Pointe-au-Père

S’avançant en pointe dans la mer, le site de Pointe-au-Père a été l’un des plus importants centres d’aide à la navigation au Canada. Le grand phare de forme octogonale qui s’y trouve aujourd’hui est le quatrième à avoir été construit sur le site, en 1909. Haut de 107 pi (33 m), il est, avec ses 128 marches, l’un des plus hauts phares au Canada. Les bâtiments adjacents, tels la maison du gardien et le hangar de la corne de brume, sont ouverts aux visiteurs.

Un musée retrace l’histoire des 150 ans de pilotage sur le Saint-Laurent, celle des phares précédents ainsi que l’évolution des systèmes d’éclairage. On y trouve aussi l’étonnant musée de la mer, qui fait revivre l’histoire de la plus grande tragédie maritime au Canada, survenue non loin de là, le 29 mai 1914, lorsque l’Empress of Ireland est entré en collision avec le charbonnier Storstad, faisant 1 012 victimes. On peut y entendre des témoignages des survivants, voir différents objets récupérés de l’épave, de vieilles photos, et visionner un film en trois dimensions sur le naufrage comme tel. Pas très loin du phare, on trouve un monument érigé aux nombreuses victimes.

Phare de Matane

Du sommet de ce phare de 65 pi (20 m) de haut, le visiteur aperçoit, au nord, la mer qui s’ouvre sur l’immensité, et au sud-ouest, le parc éolien de Saint-Ulric de Matane avec ses 57 éoliennes aux ailes blanches, ainsi que les monts Chic-Chocs. La dernière maison du gardien, habitée de 1935 à 1951 par la famille McKinnon, a été restaurée et elle sert de bureau d’information touristique.

La Martre et la péninsule

La côte nord de la péninsule gaspésienne est spectaculaire. Les collines de Matane et de Cap Chat font bientôt place à la montagne qui se fait colossale à mesure que la voiture avale des kilomètres. Rencontre dramatique de la montagne et de la mer; parfois, le colosse semble tomber littéralement à l’eau… Tout le long de la côte s’égrène une enfilade de villages aux noms poétiques, dont certains se découvrent avec émerveillement au tournant de la route : Marsoui, Mont-Louis, Anse Pleureuse, Gros Morne, Manche d’Épée, Pointe à la Frégate, Chloridorme…

Et tout le long du littoral, se dressent de beaux phares, dont plusieurs sont accessibles au public. Le phare La Martre, de couleur rouge vif, est posté en plein cœur du petit village de La Martre, où vivent 270 habitants. Âgé d’un siècle (1906) et pimpant comme un neuf, le phare a une structure de bois unique, et il est toujours en opération, avec le système d’horlogerie d’origine. Il est aussi l’unique phare à posséder un escalier droit avec une rampe, alors que les autres ont des escaliers en colimaçon. Tout en montant les 67 marches, le visiteur peut s’arrêter à chaque pallier pour voir une exposition portant sur l’histoire des phares. Dans le hangar de la corne de brume, une autre exposition retrace l’évolution des systèmes d’éclairage, cornes de brume et belles lanternes. La maison du gardien (la quatrième) sert de poste d’accueil.



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