Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières

Festival international de la poésie

Plus de 300 activités autour de la poésie

Placé à l’enseigne du vers du regretté poète Yves Boisvert, disparu cette année, Aimez-moi j’arrive à vous / afin de ne pas être étranger, l’événement propose, dans plus de 70 lieux différents de Trois-Rivières, au-delà de 300 activités auxquelles participent une centaine de poètes en provenance d’une trentaine de pays issus des cinq continents. «Cela nous aura pris presque cinq ans avant de nous ouvrir à l’international, explique Gaston Bellemare. À un certain moment, les gens nous ont fait part de leur désir d’entendre des poètes d’ailleurs s’exprimer dans leur langue d’origine, une fois qu’un traducteur aurait livré une première lecture de leur texte en français. Nous avons compris que nous n’étions pas obligés d’inviter le meilleur poète du Venezuela qui parlait français, mais le meilleur poète du Venezuela! Ces poètes venus de loin sont tellement séduits par notre Festival que certains nous ont demandé à la blague de leur accorder l’asile poétique! Le Festival international de la poésie a fait des petits partout dans le monde, en plus d’être couronné de nombreux prix.»

Pour son président, qui est cofondateur de la maison d’édition Les Écrits des Forges et lui-même bardé de reconnaissances avec un CV long comme le bras, le gain fondamental de l’événement par rapport à d’autres organisations du genre, c’est d’avoir trouvé la zone de confort entre le public, les poèmes et les poètes. Ainsi, au cours de leurs prestations dans les nombreux restaurants, cafés et bars qui les accueillent, les poètes ont droit à trois minutes de temps de micro, pas plus. «De cette façon, si quelqu’un dans l’audience est peu sensible à tel type de poésie, il sait que son inconfort ne durera pas longtemps! Moi, j’ai toujours dit aux poètes:“ Parlez profondément au lieu de parler longtemps. Le public écoutera d’autant mieux qu’il aura du temps pour digérer.”» Lors de la première édition du Festival, raconte M. Bellemarre, les journalistes avaient prédit des débuts difficiles et à peine 300 visiteurs, ce qui, à leur avis, aurait déjà constitué un petit succès d’estime. «Il y en a eu 5 000!»



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Commentaires

Je viens de publier un recueil.

Comment me faire connaître là-bas.