Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières

Festival international de la poésie

Rapprocher le public de la poésie, et les poètes du public

L’appellation a suscité l’adhésion de tous ceux qui, au fil des ans et du rayonnement de cette fête unique, se sont laissé happer par l’atmosphère amicale, chaleureuse, fertile en émotions, nourrie de rencontres et de découvertes donnant lieu à de touchantes confidences. «Je n’oublierai jamais, raconte Maryse, cette dame qu’un ami avait amenée au Festival et dont le fils schizophrène s’était suicidé. Au bord des larmes, elle m’a avoué n’avoir jamais compris le sens des lettres qu’il lui écrivait. Mais en écoutant les poètes, elle avait réalisé qu’elle y serait peut-être parvenue si elle s’était simplement laissée aller à l’émotion. C’est ça, la poésie. La lire est une chose. L’entendre en est une autre. Bien sûr, à tant la fréquenter, Gaston et moi en connaissons l’importance et la richesse. Mais lorsque les gens viennent nous dire que, grâce au Festival, elle les rejoint davantage à travers leur quotidien, leur entourage et leur environnement, ou encore que d’autres racontent venir y chercher du bonheur durable pour le reste de l’année... wow!»

Des femmes atteintes de cancer, qui suivaient des traitements de chimiothérapie à Trois-Rivières, ont demandé qu’on fixe leurs rendez-vous en fonction du Festival pour qu’elles puissent aller s’y réchauffer le coeur. Un travailleur de la construction, qui avait accompagné sa femme à l’événement en se traînant un peu les pieds, a été littéralement envoûté; programme en main, le couple a changé de resto chaque jour pour écouter les poètes qui récitent aux heures des repas. Deux jeunes inconnus, elle de Montréal et lui de Québec, sont tombés amoureux sur les lieux et y reviennent chaque année en souvenir de ce moment. Un visiteur d’une soixantaine d’années, originaire du Saguenay, a demandé à Gaston Bellemare d’écrire le poème d’amour qu’il avait promis à sa douce au début de leur mariage et qu’il n’était jamais arrivé à mettre en forme. 

«On est tellement fiers de ça!» s’émeut Maryse. Puis elle ajoute que certaines personnes retraitées lui ont raconté avoir déménagé à Trois-Rivières après avoir conclu qu’une ville qui offrait un tel événement ne pouvait être qu’une ville à visage humain. Et de louer l’emballement des seniors qui semblent trouver un véritable plaisir à participer au Concours et Prix national pour les aînés. Dans leurs poèmes, ils abordent l’amour vécu, perdu, les rêves non encore réalisés, la solitude, parfois l’érotisme, ou encore ils expriment qui ils étaient dans leur jeunesse et les facettes d’eux-mêmes que leurs enfants ne connaissent pas.



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Commentaires

Je viens de publier un recueil.

Comment me faire connaître là-bas.