Chronique 9: Oaxaca

Et la culture?

Et la culture me direz-vous? Des musées, des églises, une cathédrale, des festivals de danse, de peinture, de musique, de cinéma et trois salles de spectacles agrémentent la vie artistique de cette ville. Il ne faut pas passer sous silence celui qui joue de l’accordéon au coin de la rue ou celui qui s’acharne sur son orgue de Barbarie, ou encore celui qui enjolive le farniente au centre-ville avec le marimba. Peu importe, chacun est riche de la culture oaxaqueña. Tous les dimanches après-midi, le zócalo s’anime un peu plus: on installe des chaises… Silence, l’orchestre symphonique livre son programme.

La belle ville ne manque pas de mémoire. Un de ses fils célèbres, Benito Juárez, le seul président mexicain indien et – suprême qualité – dont rien n’entache la réputation, a vécu, travaillé et étudié à Oaxaca. On lui doit la maxime suivante, qui devrait s’appliquer en ces temps troublés: «Le respect des droits d’autrui est la paix». La ville se rappelle aussi qu’en 1854, un séisme a détruit la majeure partie de la ville, laissant ses édifices en ruines. En 1931, récidive et un autre tremblement de terre rend cette fois 70 % de ses habitations invivables. Pourtant, elle en avait déjà plein les bras avec les ruines que les Zapotèques ont laissées. Monte Albán, une remarquable cité zapotèque et la seule à se trouver sur une montagne, survit encore grâce à la protection qu’elle reçoit du Département des parcs et monuments nationaux. Mitla, située dans la plaine, nous offre aussi un retour intéressant sur le passé.

Voilà pourquoi on aime Oaxaca, voilà pourquoi on y revient. Si jamais l’envie vous prenait de la visiter, nous sommes sûrs qu’elle vous accueillerait les bras grand ouverts.

Pour en savoir davantage sur Lina et Raymond et lire leurs autres chroniques, consultez notre article Portrait des caravaniers et premières aventures.

mise à jour le 2008-04-11



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