Lise et India: raconteuses de mère en fille

Lise et India: raconteuses de mère en fille

Charles Briand

La journaliste Lise Giguère et sa fille aînée, l’écrivaine India Desjardins, partagent la passion des mots. Et c’est loin d’être le seul lien qui les unit!

À 67 ans, Lise Giguère ne semble pas près de prendre sa retraite. Celle qui voyage autant pour le plaisir de découvrir de nouveaux horizons que pour son travail de journaliste spécialisée en tourisme, notamment à Bel Âge, revenait d’ailleurs tout juste d’un séjour en Russie. «Le décalage horaire n’a pas d’effet sur elle, rigole India Desjardins. Elle est du genre à sortir de l’avion et m’appeler pour me demander si j’ai besoin de quelque chose au Ikea! Je ne serais jamais capable de voyager comme elle!»

«C’est vrai que je gère bien le décalage», acquiesce sa mère. Après tout, elle a rêvé de voyages toute sa vie, un intérêt qu’elle a notamment développé en écoutant son oncle, un frère franciscain, parler de ses missions en Afrique. Ça se passait dans un petit village de Beauce, et la jeune Lise était encore loin de s’imaginer chroniqueuse voyage. «J’ai même envisagé de devenir sœur missionnaire, mais je n’avais pas vraiment la vocation», se souvient-elle en riant.

Il était une fois…

Lise Giguère vient seulement de lancer son premier livre, Le mystère du petit chat qui portait bonheur et autres curiosités racontées par une voyageuse professionnelle (Éditions du Journal), mais sa vocation de raconteuse remonte à loin, rappelle sa fille. «Elle a toujours été bonne pour raconter des histoires. Si on allait à Magog, elle nous parlait du monstre Memphré. Quand je faisais mes devoirs, elle m’incitait à inventer une histoire pour m’aider à retenir mes leçons.» Le germe de l’imagination a donc été planté bien tôt dans la tête de la future romancière.

Enfant, India Desjardins pensait plutôt suivre les traces de sa mère en se dirigeant vers le journalisme. «C’est sûr qu’elle m’a inspirée, mais finalement, j’ai pris ma propre route. C’est une des choses qui nous différencient. Comme journaliste, elle aime s’en tenir aux faits. Moi, c’est le contraire: je préfère inventer des histoires.»

Les deux complices se parlent presque tous les jours. «India est très famille, confie Lise. Et c’est plus elle que moi qui appelle.» Sa fille renchérit: «Sauf que, si je ne lui téléphone pas, elle me texte pour savoir ce qui se passe!» Que se disent-elles? «Ma mère a toujours plein d’anecdotes à raconter», répond India, qui ne donne pas non plus sa place en la matière: «India prend le métro 10 minutes et peut t’expliquer ce qui s’est passé pendant une heure et demie!» poursuit sa mère, un sourire dans la voix.

Comme elle a troqué ses habits de journaliste culturelle pour devenir chroniqueuse voyage sur le tard, Lise a eu peu d’occasions de découvrir le monde en famille. «Il faut dire que je n’ai pas le même goût des voyages, admet India. Cela dit, nous sommes allées à Punta Cana ensemble et c’était vraiment l’fun. J’aimerais ça, qu’on refasse un voyage un moment donné!»

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