De belles dents blanches

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Les dents blanches ne sont plus l’apanage des seules stars d’Hollywood! Elles font de plus en plus d’adeptes qui ont maintenant accès à une panoplie de produits et de techniques. Mais avant de les imiter, mieux vaut être bien informé, car nous ne partons pas tous égaux dans la course à la blancheur.

D’abord, une précision: il ne faut pas confondre les produits qui agissent sur la surface des dents et les traitements de blanchiment. Les premiers se trouvent sous forme de gomme à mâcher ou de dentifrice et contiennent des agents abrasifs. «Ils peuvent favoriser le délogement des taches et redonner un peu de brillance aux dents, mais ils ne blanchissent pas l’émail», explique Johanne Côté, de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec.

Quant aux traitements de blanchiment, ils se regroupent sous deux catégories: ceux effectués par un dentiste et ceux offerts en vente libre. Dans les deux cas, on se sert d’un agent oxydant, le peroxyde, pour briser les pigments de couleur sur l’émail. Le principal effet secondaire: une hypersensibilité des dents qui ne durera que quelque temps.

Le dentiste d’abord

Avant de choisir un traitement, quel qu’il soit, il est primordial de faire examiner ses dents par un dentiste. Celui-ci pourra s’assurer que la bouche est en bonne santé. Un traitement effectué sur une carie ou tout autre problème dentaire pourrait en effet s’avérer des plus douloureux… Le dentiste sera également en mesure de reconnaître la cause exacte du changement de couleur des dents et de déterminer si un traitement est possible.

De façon générale, les dents jaunissent en raison de l’usure. À force de mastiquer, l’émail s’amincit, laissant paraître la couche inférieure de la dent (la dentine), qui est jaune. Une grande consommation de tabac, de café, de thé et de vin rouge a aussi un impact sur l’éclat du sourire. Dans un cas comme dans l’autre, un blanchiment peut être considéré.

Il y a cependant un bémol pour les fumeurs. «Dans les années 1980, deux chercheurs ont affirmé que le peroxyde augmentait les risques de cancer chez les fumeurs. Le problème, c’est qu’on a noté plusieurs irrégularités dans le protocole de l’expérience; les résultats ne sont donc pas concluants», mentionne Annie St-Georges, dentiste, professeure adjointe à l’Université de Montréal. Pour cette raison, certains croient que les fumeurs devraient s’abstenir de fumer ou, à tout le moins, ne pas fumer durant le traitement. Sans compter que le tabac en atténue l’efficacité.



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