Le plaisir de danser

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Le plaisir d’apprendre

«Je n’aurais jamais pensé vivre ma retraite comme ça!» Je devine au bout du fil le large sourire de Gloria Di Maulo. Le même qu’elle arbore à la sortie d’un cours ou d’une soirée de danse. Cette Québécoise pure laine, qui a consacré plusieurs années à enseigner aux petits, ne pourrait plus se passer de la danse. «C’est vite devenu une grande occupation dans ma vie.»

Retraitée en 2006, elle s’inscrit l’année suivante à l’École de danse Gilles Beaulieu, à Montréal. Ayant toujours aimé danser, Gloria avait décidé d’apprendre la danse dite sociale. «Je m’étais d’abord inscrite dans une autre école, mais j’ai vite constaté que plusieurs y allaient d’abord pour draguer. Chez Beaulieu, j’ai découvert le plaisir de danser. On se fait le plaisir d’apprendre et de bien apprendre.»

Le mot «plaisir» reviendra souvent dans la conversation. Depuis cinq ans, elle suit des cours de groupe deux fois par semaine. Elle a même atteint le niveau avancé pour certaines danses. «Je répète encore et encore. Chaque fois, j’apprends quelque chose, je me perfectionne. Il n’y a jamais de fin. Je ne suis pas intéressée par les compétitions, je danse pour mon propre plaisir, pour socialiser. Ça s’appelle “danse sociale”, non? J’en ai appris plusieurs, dont le swing, le rock, le tango, et celle qui m’a fait le plus suer, la valse viennoise. C’est loin d’être aussi facile que le laissent croire les fluides danseurs dans les films!» rigole-t-elle.



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