Le maquettisme, une belle folie

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«J’ai commencé vers l’âge de 7 ans et je n’ai jamais arrêté!» Ni même pendant ses études en médecine. Un peu plus de 50 ans plus tard, le Dr Daniel Cusson est toujours aussi passionné.

«C’est presque une folie, mais une belle folie.» Enfant, il fabriquait un peu de tout. Puis, au début de la vingtaine, amoureux de la mer, il s’oriente vers les bateaux et développe un intérêt particulier pour ceux de la première moitié du XXe siècle. «À cette époque, les bateaux avaient un certain cachet.» L’expérience acquise l’amène au scratchbuilt: «On part de rien, sinon de plans ou de photos. J’achète les matériaux, surtout du bois, et je fabrique toutes les pièces.»

Il était un petit navire

Il y a trois ans, Daniel Cusson a commencé la maquette d’une goélette construite en 1932 dans le Maine, aux États-Unis. «Enfant, je regardais à la télé Aventures dans les îles, et le bateau de cette série me fascinait. Dans les années 1980, j’ai mis la main sur un plan de ce bateau. Puis j’ai visionné les DVD de la série, j’ai fait de la recherche dans le Maine, j’ai trouvé des plans d’architecte, j’ai acheté des livres. Je trouve très intéressant l’aspect recherche, sur l’histoire, les techniques de construction, etc. Je construis progressivement ma goélette comme elle l’a été à l’époque.»

M. Cusson admet être un peu maniaque des détails. «J’adore en mettre pour que ce soit le plus réaliste possible, pour soulever une émotion. Je veux que ceux qui regardent mes bateaux aient l’impression de voir les vrais.» Jamais à court d’idées, pour faire encore plus vrai il adopte le diorama (mise en situation du modèle). «Je pose le bateau sur la mer que j’ai sculptée avec du plâtre et que j’ai peinte. Je compare cela à une toile en trois dimensions. Car le maquettisme est un art qui en réunit différentes formes. On voit parfois des pièces époustouflantes! Mais les gens peuvent aussi trouver très agréable de fabriquer des choses plus simples ou d’améliorer un kit, assure-t- il. Lors des expositions, les visiteurs sont toujours très étonnés de voir tout ce qu’on peut faire.» 

De la patience avant tout

Qui a de l’intérêt pour ce passe-temps solitaire devra s’armer de patience. «C’est la principale qualité requise, précise notre modéliste. Le but n’est pas de terminer la plus rapidement possible, mais de se détendre. Il faut aussi un peu de dextérité et aimer créer.» Puisque M. Cusson possède ces trois qualités, il se permet d’affirmer en riant: «Je ne suis pas inquiet pour ma retraite, j’ai de l’ouvrage pour une centaine d’années!» Et ce loisir lui apporte beaucoup. «On oublie les tracas, c’est une porte de sortie. Mais surtout, ça m’apporte la satisfaction d’avoir créé. C’est une sensation très positive, c’est bon pour l’esprit et ça garde le coeur jeune. Le plaisir de la création est très valorisant.»

On se lance?

N’en cherchez pas, il n’existe pas de cours de modélisme. Vive l’autonomie! On achète d’abord un kit, qui comprend pièces et instructions faciles à suivre. Selon Daniel Cusson, «le débutant ne doit pas commencer par un modèle compliqué, mais par une maquette qu’il aime, et le choix est très large».

Matériel

Il suffira au début de se procurer un exacto, de la colle, des limes pour ajuster les pièces et de la peinture.

Où se procurer les kits et le matériel

Sur Internet et dans les boutiques de hobbies. À Montréal, Udisco est le plus important distributeur. Au 4660, boul. Décarie, 514 481-8107, www.udisco.com. À Québec, R/C La Shop, 1017, av. Godin, 418 948-0652, www.rclashop.com. On trouve une liste de boutiques dans le Grand Montréal sur le site www.model-art.com.

Clubs

On les dénichera sur Internet, par spécialités. Par exemple, sur le site www.model-art.com pour les bateaux, et pour les trains au www.smfq.org, site de la Société de modélisme ferroviaire de Québec.

Livres

La majorité des livres et revues sont en anglais. Il en existe en version française à la section bricolage des librairies et dans les bibliothèques.

Coût

On trouve des kits à tous les prix. Il en coûtera peu au débutant puis, comme pour tout passe-temps, les coûts augmenteront à la mesure de la passion.



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Commentaires

bateau

Beaucoup de misere a trouver un magasin dans la region de montreal

modelisme naval

Je suis aussi un adepte du modélisme naval j'ai déjà plusieurs maquettes de réalisées. Il est cependant vraie que ce passe temps est moins généralisé au Québec si on compare à l'Europe. Les boutiques spécialisées se font rares. C'est cependant un passe temps solitaire. J'ai 67 ans et je pense qu'il serait intéressant de pouvoir regrouper les gens qui ont cette même passion, ce sont souvent des personne du 3 Ième âge qui s'adonne à ce type de loisirs.