Impro: les aînés s'amusent à la PDA!

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L'impro à la PDA? Il s'agit bien sûr de la Place des Aînés, à Laval, où l'improvisation fait partie des nombreuses activités offertes. «Nous sommes la seule troupe d'aînés au Québec, avec une moyenne d'âge de 69,5 ans», précise fièrement la responsable, Denise Roussel. Cette belle aventure a commencé en 1999, Année internationale des aînés, grâce à la collaboration de deux étudiants du cégep Montmorency qui ont animé les premiers ateliers de la nouvelle troupe mise sur pied, alors composée d'une douzaine d'aînés. L'engouement fut tel que cette activité a continué de figurer dans la programmation de la PDA. La troupe a pris du gallon et dispute aujourd'hui des matches un peu partout en province.

Jouer pour le plaisir

Plaisir. Ce mot revient continuellement dans les propos de Mme Roussel: «Les jeunes, avec toute l'impétuosité de leur âge, ont un esprit de compétition que nous n'avons plus. Bien sûr, tout le monde aime gagner, mais nous, les aînés, recherchons surtout le plaisir de créer, de jouer avec les mots, d'inventer sur-le-champ une petite histoire. Notre vécu nous apporte énormément, nous avons toute une vie dernière nous!»

Ce plaisir, les participants le cultivent d'abord dans les ateliers hebdomadaires que dirige Mme Roussel. «On y travaille tous les aspects de l'impro, explique-t-elle. On y apprend les nombreux trucs, les façons de décortiquer une impro, les règles, etc.» Et on ne s'ennuie pas avec celle qui a joué dans une ligue pendant deux ans et a suivi des formations avec des entraîneurs de la LNI! «Le nombre de participants aux ateliers est limité à 25; je favorise la répartition en petites équipes pour permettre à chacun de s'entraîner. Je travaille très fort à rendre les ateliers vivants, à apporter des variantes. Les ateliers sont interactifs. Par exemple, à l'atelier qui suit le match, on analyse les points forts, les points faibles, ce qui n'a pas fonctionné, et on cherche des solutions.»

Ces ateliers sont ouverts à tous. On ne demande ni préalable ni talent particulier. «Chacun a ses raisons de vouloir essayer, précise l'animatrice. Que ce soit par amour du jeu, pour se dépasser, sortir de soi, s'ouvrir, retrouver la confiance, chaque raison est valable. On peut aussi se contenter de participer aux ateliers sans jouer les matches devant public. Mais puisque nous formons une équipe, ceux qui font ce choix endosseront d'autres responsabilités - accueil, communications, etc. - selon leurs capacités et leurs envies, en accord avec la philosophie de la PDA basée sur l'épanouissement personnel.»



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