Vivre chez son enfant: un pensez-y bien

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Après le décès de son conjoint, Pierrette a mis en vente la maison familiale devenue trop grande. Sa fille lui a alors proposé de vivre sous son toit.

«Même si la relation avec ma fille et mon gendre était cordiale, j’ai d’abord refusé. J’avais peur de ne pas me sentir chez moi. Puis, après maintes discussions, j’ai finalement accepté. Trois ans plus tard, je ne regrette rien. Je partage la cuisine avec la famille, mais, pour le reste, j’ai mes propres quartiers: une chambre, une salle de bains et un petit salon. Je me sens en sécurité. Et j’ai la chance de voir vieillir mes petits-enfants.»

Jeannine, pour sa part, a expérimenté la cohabitation pendant un an. «J’ai accepté la proposition de ma fille sans même réfléchir, avoue-t-elle. J’étais en désaccord avec sa façon d’éduquer ses enfants, mais je croyais pouvoir faire abstraction de ce différend. Ça n’a pas été le cas. Sans compter qu’elle et son conjoint recevaient souvent des amis le week-end, ce qui m’empêchait de dormir. Cela créait des tensions entre nous et j’ai préféré partir.»

Manifestement, la cohabitation ne convient pas à tout le monde. D’où l’importance de bien peser le pour et le contre avant de faire le saut.



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