Pour prévenir l'AVC: l'exercice

Pour prévenir l'AVC: l'exercice

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Le rôle de l’exercice pour prévenir l’AVC

Les facteurs de risque associés aux AVC sont sensiblement les mêmes que ceux associés à la maladie coronarienne: taux élevé de mauvais cholestérol causant l’athérosclérose, diabète, hypertension, stress, obésité, tabagisme, abus d’alcool, antécédents familiaux… Après tout, on a affaire au même système cardiovasculaire! La question alors se pose: si l’exercice réduit de façon marquée le risque d’une attaque cardiaque (on parle d’une baisse d’au moins 50%), peut-il en faire autant dans le cas d’un AVC ?

Eh bien oui. Et comme dans le cas de la maladie coronarienne, plus une personne est active physiquement, plus elle diminue son risque d’avoir un tel accident. C’est la conclusion qui se dégage d’une revue de 23 études internationales publiées entre 1966 et 2002. La baisse du risque est de l’ordre de 20% chez les individus modérément actifs et de 27% chez les individus très actifs. Un individu modérément actif fait, en moyenne, l’équivalent de 2 à 3 heures d’activité physique aérobique modérée  par semaine tandis que l’individu physiquement très actif en fera, lui, en moyenne de 5 à 6.

Plus d’exercice, moins de risque d’AVC!

Les auteurs de cette étude, publiée dans la revue Stroke de l’American Heart Association, attribuent cet effet protecteur de l’exercice au fait que la pratique régulière de l’activité physique réduit d’abord immédiatement le niveau de stress et la pression artérielle chez les personnes qui font un peu d’hypertension (75% des AVC sont associés à une pression artérielle trop élevée). Par exemple, 20 à 30 minutes d’exercices aérobiques modérés réduisent dans les heures qui suivent la pression artérielle de plusieurs millimètres de mercure ainsi que la tension musculaire, l’un des symptômes associés à un excès de stress.

L’exercice combat aussi l’athérosclérose en augmentant le taux de bon cholestérol dans le sang. Enfin, il améliore la capacité des vaisseaux sanguins à se dilater. Une étude a même démontré qu’il suffisait de 3 mois d’exercices d’intensité modérée pour réduire le degré de rigidité des artères de 15% à 20% chez les personnes de 60 ans et plus. Ces deux derniers effets facilitent le passage du sang, réduisant d’autant le risque de formation d’un caillot.

D’autres études sont venues confirmer ces résultats spectaculaires. Ainsi, une étude publiée en 2007 et menée pendant 10 ans auprès de 16878 hommes âgés de 40 à 87 ans révèle que les hommes ayant un niveau de condition physique moyen d’une part et élevé d’autre part voyaient leur risque de subir un accident vasculaire cérébral majeur chuter de 63% et 68% respectivement, si on les compare aux hommes ayant un faible niveau de condition physique. Mieux encore, la relation inverse observée entre le niveau de condition physique et le risque de subir ce type d’accident demeure intacte même après avoir fait les rajustements statistiques nécessaires pour tenir compte des autres facteurs de risque comme l’hypertension et le diabète. Par ailleurs, après avoir suivi pendant 9 ans quelque 3300 participants dont l’âge moyen était de 69 ans, des chercheurs américains ont constaté que ceux qui étaient de modérément à très actifs voyaient leur risque réduit de 65% comparativement aux sédentaires.



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