Incontinence urinaire: incommodante, mais traitable!

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Contrôler et traiter l’incontinence urinaire

Contrôler et traiter l’incontinence urinaire

Ceux qui souffrent d’incontinence considèrent généralement les fuites urinaires comme un problème inévitable lié au vieillissement pour lequel il n’y a rien à faire. Ils ne voient donc pas l’importance de prendre leur problème en charge rapidement afin d’éviter sa dégradation. Or, il n’en est rien. Il est possible de contrôler, traiter et, parfois même, guérir l’incontinence urinaire. Coup d’œil sur quelques mesures efficaces.

Modification du régime alimentaire

Certains aliments et liquides peuvent irriter la muqueuse de la vessie et la faire se contracter plus souvent, ou encore augmenter la fréquence des mictions en raison de leur action diurétique. Au banc des accusés: alcool, caféine (café, thé, cola), chocolat, agrumes et jus d’agrumes, édulcorants artificiels (attention aux boissons «diète») et mets épicés. Consommez-les donc avec modération. Les aliments à teneur élevée en fibres préviennent la constipation et un régime alimentaire équilibré permet de maintenir un poids santé.

Boire de l’eau

Le réflexe de ceux qui souffrent d’incontinence est de réduire drastiquement leur consommation de liquide dans l’espoir d’uriner moins souvent. Erreur. Une faible consommation d’eau peut rendre l’urine très concentrée, ce qui irrite la vessie et… entraîne des visites plus fréquentes aux toilettes! Boire peu favorise aussi la constipation.

En revanche, consommer des quantités excessives d’eau n’est pas conseillé non plus, car cette pratique peut causer une anomalie du globe vésical et, naturellement, augmenter les envies d’uriner, ce qui accroît le risque d’«accidents». Bref, on recommande de boire de six à huit verres d’eau par jour. Évitez simplement de boire beaucoup en peu de temps.

Exercices des muscles pelviens (Kegel)

Ils visent à renforcer les muscles qui soutiennent la vessie et à garder l’urètre bien fermé. Debout, assis ou allongé, genoux légèrement écartés, contractez les muscles que vous utiliseriez pour retenir l’urine, et ce, sans serrer l’abdomen, les fesses ou les cuisses. Maintenez ces muscles contractés pendant 10 secondes, en respirant normalement. Relâchez la contraction durant 10 secondes, puis recommencez de 12 à 20 fois; à pratiquer de 3 à 5 fois par jour, sans faute. Vous devriez constater une amélioration après quelques semaines. Et comme ces exercices se font incognito, vous pouvez les faire quand et où bon vous semble sans éveiller le moindre soupçon!

Si vous avez de la difficulté à faire les exercices, demandez au médecin ou à un autre professionnel de la santé (un physiothérapeute spécialisé en rééducation périnéale, par exemple) de vous les enseigner. Par ailleurs, prenez l’habitude de contracter ces muscles quand vous riez, vous toussez, vous vous penchez ou vous faites une activité susceptible de provoquer une fuite d’urine.

Changement des habitudes urinaires

Êtes-vous de ceux qui vont aux toilettes au cas où, par exemple avant de quitter la maison? Sachez que ces visites préventives sont inutiles. En agissant ainsi, vous entraînez votre vessie à se vider plus souvent que nécessaire. La normale: entre cinq et huit fois par jour. La solution: retenez-vous d’y aller dès que vous sentez une envie. Contractez alors les muscles pelviens… et changez-vous les idées avec une activité que vous aimez! Attendez d’avoir vraiment envie avant d’aller aux toilettes. Ainsi, vous contrôlerez progressivement votre vessie et réduirez la fréquence des mictions.

Haro sur la cigarette!

Les chercheurs ont découvert que la cigarette augmente le risque d’incontinence urinaire. Les fumeurs sont en effet davantage portés à développer une vessie hyperactive que les non-fumeurs, probablement à cause de l’effet de la nicotine sur la paroi vésicale.

Traitement médicamenteux

Il existe une panoplie de médicaments destinés à améliorer la condition des personnes aux prises avec cette affection. Le médecin déterminera celui qui convient le mieux à votre type d’incontinence et à la sévérité des symptômes.

Chirurgie

Elle est envisagée en dernier recours, surtout pour l’incontinence à l’effort, quand les traitements classiques n’ont pas porté fruit. Rappelez-vous que plus on traite l’incontinence de façon précoce, plus le traitement s’avère efficace.



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