Hormonothérapie: où en sommes-nous?

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Il n’y a pas si longtemps, les spécialistes de la santé des femmes vantaient sans ménagement les mérites de l’hormonothérapie substitutive (HTS), non seulement pour soulager les symptômes de la ménopause mais aussi pour prévenir un éventail d’affections: ostéoporose, maladies du cœur, cancer du sein. On nageait en pleine euphorie.

Or, en 2002, les résultats préliminaires de la Women’s Health Initiative (WHI) freinaient abruptement ce bel engouement. Entre autres constats inquiétants, l’étude américaine révélait une augmentation significative des cas de cancer du sein chez les femmes soumises à l’hormonothérapie (formule combinée d’œstrogène et de progestérone couramment prescrite) sur une période de cinq ans. Aux dires des chercheurs, les risques pour la santé étaient si préoccupants qu’il a fallu mettre un terme à l’étude bien avant la date prévue. En mars 2008, les chercheurs publiaient, dans le Journal of the American Medical Association, une conclusion sans équivoque: «les risques pour la santé des femmes sous HTS pendant une longue période pèsent plus lourd que les bénéfices potentiels».

Mais voilà que deux mois plus tard, coup de théâtre! Au terme du World Congress on Menopause, un groupe d’experts internationaux affirmait haut et fort que l’hormonothérapie substitutive ne présentait aucun danger. De quoi faire perdre la boussole à la moitié de l’humanité et, trois fois plutôt qu’une!

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