Vous inquiétez-vous... trop?

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Dominer son anxiété

Si l’inquiétude concerne des situations potentielles, on s’attarde aux croyances erronées, à la perception du monde. Certains ont l’impression de vivre dans un monde hostile, mauvais, dangereux où il faut se méfier de tout. Quand on perçoit le monde ainsi, on risque plus d’être inquiet. Comme on peut se faire plus de souci si l’on a une faible estime de soi. «On amène la personne à se sentir moins démunie et à corriger sa perception du monde», dit Lynda Bélanger. L’inquiet qui ne sort plus de crainte d’être agressé se demandera ce qui le convainc qu’il sera attaqué. S’il habite dans un quartier chaud, il devra déployer des efforts pour assurer sa sécurité. «Il est alors en résolution de problème au lieu de rester chez lui à se répéter que le monde est laid et dangereux et que ça va lui arriver, c’est certain», explique la psychologue.

Il ne s’agit pas d’avoir une vision rose et optimiste du monde. «Il y a des situations menaçantes pour notre intégrité physique et psychologique, reconnaît la psychologue. Mais il ne faut pas les surévaluer. Il faut être en mesure de vivre avec ce que l’on ne peut pas contrôler pour l’instant en développant des outils pour pouvoir traverser le pont quand on sera rendu à la rivière. Et s’il n’y a pas de pont, on demandera de l’aide, on mettra en place des stratégies pour s’en sortir.»

Trucs pour dominer son anxiété

  • Choisissez un lieu et un moment pour penser à vos préoccupations. Faites-le pendant 30 minutes tous les jours, au même endroit et au même moment, en vous concentrant sur ce que vous vivez plutôt que sur ce qui pourrait arriver.
  • Détendez-vous: relaxation musculaire, yoga, respiration profonde... Trouvez la technique qui vous convient.
  • Envisagez vos inquiétudes et affrontez-les. Imaginez que vous vivez la situation appréhendée. Acceptez la peur et l’anxiété que vous les ressentez, ne les fuyez pas: elles finiront par s’estomper. Faites la liste de ce qui vous inquiète et attaquez-vous d’abord à ce qui vous cause le moins d’anxiété.
  • Souvenez-vous de toutes les catastrophes que vous avez prédites et de celles qui se sont réalisées. Plutôt rares, n’est-ce pas?
  • Faites régulièrement de l’exercice.
  • Dormez suffisamment.
  • Évitez l’alcool ou l’abus de substances telle la caféine.
  • Consultez votre médecin qui vous prescrira peut-être des médicaments pour réduire votre anxiété. Prenez-les s’ils vous aident.

Source: Collège des médecins de famille du Canada.

Inquiétude et anxiété

Inquiétude et anxiété ne sont pas synonymes. «Alors que l’inquiétude se rapporte à la pensée, l’anxiété se rattache à la façon dont une personne se sent lorsqu’elle envisage des conséquences négatives. L’anxiété correspond à un ensemble de malaises qui se manifestent principalement de façon affective (c’est-à-dire par un sentiment ou une émotion) et physique (c’est-à-dire que les symptômes sont ressentis dans le corps) lorsqu’un danger est appréhendé», dit la psychologue Lynda Bélanger.

Petit ou grand inquiet, «chacun peut apprendre à mieux gérer ses soucis, à restructurer ses pensées et à remettre les choses dans leur contexte pour se rassurer», affirme Lynda Bélanger.



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