Surmonter l'épreuve

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Des études scientifiques semblent démontrer qu’il existe un lien réel entre l’état émotionnel d’une personne, sa vulnérabilité à la maladie et sa guérison. Parmi les plus citées, celle des psychologues Ronald Grossarth-Maticek et Hans Eysenck. Ils ont suivi 48 patients atteints de cancer: la moitié participait à un programme de soutien pendant que l’autre moitié ne bénéficiait d’aucun accompagnement psychologique. Résultats: la survie était en moyenne de deux ans plus élevée pour le groupe ayant profité d’une thérapie.

Lise, José et Renée ont chacun à leur façon trouvé la force de faire face à l’épreuve. Trois approches différentes qui découlent pourtant d’un même principe: la guérison passe par l’esprit…

Influencer sa guérison

«Je suis présentement en convalescence. Je viens tout juste de terminer mes traitements de chimiothérapie.» Voilà la réponse de Lise Brodrique à ma première question: «Vous allez bien?» À la fois déstabilisée et attristée par ses propos – que dois-je dire? –, je ne savais pas s’ils devaient être interprétés comme un oui ou un non. Mais rapidement, son timbre de voix et ses paroles me rassurent. «Je marine dans la maladie cancéreuse depuis 1996 et je m’en sors chaque fois!», lance-t-elle, joyeuse, avant de me raconter son combat: cancer du côlon en 1996, récidive en 2001, cancer du foie en 2002, des ovaires en 2006 puis, tout récemment, nodules à l’abdomen…

Aujourd’hui, Lise se dit armée pour affronter les rechutes successives, mais soutient s’être sentie profondément démunie à l’annonce du premier diagnostic. «Je ne savais pas quoi faire ou lire. Puis, une infirmière m’a conseillé Guérir envers et contre tous du Dr Carl Simonton. Sa méthode m’a plu, ça faisait du sens pour moi. Je l’ai adoptée!», raconte-t-elle.

Radio-oncologue américain, le Dr Simonton a développé une méthode qui privilégie la visualisation, ou imagerie mentale. «L’idée, c’est de se représenter mentalement ce que l’on veut qui arrive. C’est aussi travailler sur ses fausses croyances: le cancer est nécessairement mortel, les traitements sont absolument épouvantables, on ne peut pas influencer sa guérison… Il faut plutôt en installer d’autres  je suis capable de me guérir, mon esprit a une influence sur mon corps», résume Lise qui s’est d’abord initiée par les livres, puis directement auprès du Dr Simonton pendant un voyage en Suisse spécifiquement accompli à cet effet.



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