Prendre des vacances: une nécessité

Prendre des vacances: une nécessité

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Quand sait-on qu’il est temps de prendre des vacances?

  • Quand la fatigue et le stress se font sentir – physiquement et mentalement – et que la motivation décline un peu, beaucoup ou… énormément!
  • Quand vous avez plus de difficulté à maintenir votre concentration et à finaliser vos dossiers.
  • Quand vous êtes plus irritable et impatient.
  • Autre indice qui ne trompe pas: vous rêvez de plus en plus de plage et de dolce vita.

Cela dit, il n’est pas nécessaire d’attendre de ressentir ces signaux d’alerte pour prendre des vacances régulièrement. Prévenir, c’est encore mieux. 

La nouvelle tendance: échelonner ses vacances sur de longs week-ends de trois ou quatre jours au lieu de prendre deux semaines d’affilée. Cette façon de faire peut être une solution acceptable si vous êtes capable de décrocher subito presto, si vous pouvez renouveler l’expérience régulièrement et, surtout, si vous ne pouvez faire autrement. Pas question toutefois d’en faire votre leitmotiv, année après année. Des études démontrent qu’il faut deux semaines consécutives de congé par année pour décrocher complètement et refaire le plein. Un court temps d’arrêt ne suffit pas à mettre la machine au neutre et à réduire suffisamment le niveau de stress pour que des effets à long terme se fassent sentir. Vous commencerez à peine à décompresser que vous devrez retourner au boulot… aussi fatigué et tendu qu’avant! 

Les vacances ne sont pas un luxe, mais une nécessité, encore plus si vous avez du mal à prendre du temps chaque jour pour reprendre votre souffle. Que vous le vouliez ou non, votre organisme a besoin, de temps en temps, de relâcher la tension, de faire le vide, de se déprogrammer, de passer à un autre rythme, de rattraper le manque de sommeil et de vivre des expériences passionnantes et différentes pour retrouver son énergie. 

Autre argument qui devrait vous convaincre d’étirer vos vacances: il est prouvé que les gens qui ne prennent jamais de vacances, ou rarement, performent moins bien au boulot, car leur capacité à demeurer attentifs et concentrés est réduite. Un bon temps d’arrêt permet donc d’être nettement plus alerte, plus productif et plus efficace une fois de retour au travail. 

Mais attention: les vacances longue durée ne sont pas automatiquement bénéfiques. Si on consacre cette période à faire mille et un travaux à la maison ou à passer d’une activité à l’autre sans prendre des temps d’arrêt pour se détendre, il y a de fortes chances qu’on revienne au boulot plus fourbu et plus stressé qu’avant le départ!

Il n’est pas nécessaire de s’envoler vers le Sud ou d’aller par monts et par vaux pour s’évader et bénéficier à plein de ce temps de repos. Le secret consiste simplement à sortir de sa routine. 

Pique-niquer dans un parc loin de son quartier, se promener, à pied ou en vélo, dans un coin inconnu de la ville, jouer au touriste en faisant un tour guidé, prendre un espresso dans un café italien, essayer la cuisine thaïlandaise, visiter des lieux inédits, voilà autant de façons de se sentir dépaysé chez soi. Essayez, vous verrez. 

Informez-vous également auprès de votre municipalité et des centres touristiques de votre région pour connaître les activités estivales: expositions, festivals, spectacles, etc. 

Vous ne pouvez vous empêcher de ranger ou de terminer petits et gros travaux lorsque vous êtes à la maison? Offrez-vous alors quelques jours à l’hôtel ou dans un charmant gîte non loin de chez vous pour vous couper du quotidien. Un changement de décor, ne serait-ce que quelques jours, aide à prendre le tempo des vacances. 

De retour à la maison, oubliez les tâches ménagères. Elles peuvent attendre. Pas vous. Profitez-en plutôt pour inviter des amis, expérimenter un nouveau sport ou simplement flâner sur la terrasse en sirotant une limonade bien froide. Bref, interdiction de ménage ou de gros bricolage pour le reste des vacances!

Pour vraiment faire le vide, mieux vaut rompre tout lien avec le travail. Mais la réalité est souvent tout autre. Bon nombre de Québécois travaillent en vacances ou, du moins, restent en contact avec le bureau. Selon un sondage réalisé en 2011 pour Expédia.ca sur le manque de vacances, 58% des Québécois disent consulter régulièrement ou occasionnellement, durant leurs vacances, leur courrier électronique ou leur messagerie vocale au travail.

Autrement dit, plus de la moitié des Québécois sont incapables de se détacher complètement du boulot. Ils répondent à leurs courriels, prennent leurs messages et font des suivis téléphoniques auprès de leurs collègues. Sans compter ceux qui glissent dans leur valise quelques dossiers à fignoler. Dans ces conditions, bien malin qui peut arriver à déstresser.

En fait, depuis l’avènement des nouvelles technologies – portable, iPad, téléphone intelligent, etc. –, le phénomène est en croissance. Les gadgets électroniques permettent en effet aux collègues et au patron de vous joindre partout et en tout temps, ce qui crée un faux sentiment d’urgence. Vous sachant à portée de clic, on ne se gêne pas pour communiquer avec vous. Vous en arrivez même à développer un sentiment d’importance qui vous empêche de couper les liens. C’est le cas? Mettez-y un frein dès maintenant.

Reconnaissez que vous n’êtes pas indispensable et que les affaires peuvent continuer sans vous. Le pire qui puisse arriver, c’est qu’un surplus de travail vous attende au retour. Et après? Vous serez alors en super forme. Donc, efforcez-vous de tenir ces gadgets à distance le plus souvent possible durant vos vacances. Vous n’en avez vraiment pas besoin. Et si vous ne pouvez absolument pas vous permettre de faire une coupure avec votre milieu de travail, laissez vos coordonnées, mais avec cette précision: on ne devra s’en servir qu’en cas de réelle urgence.

Il n’y a pas de solution miracle pour profiter instantanément – et sans aucun remords – de la période des vacances. Mais il existe tout de même quelques trucs pas compliqués pour oublier le patron et le train-train quotidien dès que sonne l’heure de la récréation. Commencez par prendre progressivement vos distances du boulot en visualisant, un peu avant le jour J, des moments heureux associés aux vacances. Ainsi, vous déprogrammerez peu à peu votre cerveau du stress lié au travail.

Aussi, un ou deux jours avant votre départ, terminez les dossiers urgents et établissez les moments, au retour, pour traiter les autres. Expliquez ensuite les dossiers en cours à la personne qui vous remplacera. Faites-lui confiance, puis lâchez prise. Vous n’avez aucun contrôle sur la suite des choses. 

À la maison, réglez toutes les tâches qui peuvent l’être plusieurs jours à l’avance: pension pour les animaux, interruption de la livraison du journal, entente avec un proche pour la tonte du gazon, réservation de l’hôtel, liste des bagages, règlement des factures, etc. 

Finalement, dès la sortie du bureau, mettez-vous en mode vacances. Offrez-vous un souper entre amis pour fêter l’heureux événement, un bain et un massage détente à votre spa préféré, une nuitée à l’hôtel, etc. Si possible, consacrez les premières journées de vos vacances à la simple détente. 

Donnez-vous le droit de ne rien faire sans vous sentir coupable: dormez, paressez,  flânez au soleil, lisez le dernier bouquin de votre auteur préféré, faites-vous livrer des repas, etc. Les jours suivants, pratiquez des activités dont vous rêvez depuis longtemps. 

À éviter toutefois: régler votre horaire des vacances au quart de tour. Accordez-vous des moments pour relaxer. Prenez votre temps, faites-vous plaisir, laissez de la place à l’imprévu. Les vacances, c’est fait pour ça. Et, bien sûr, entendez-vous avec les amis et la famille pour ne pas parler du boulot entre le moment où vous quittez le travail et le retour. Incontournable!

Merci à Louise Fréchette, psychologue et psychothérapeute en analyse bioénergétique, pour sa collaboration. 


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Commentaires

prendre des vacnaces

Oui, pour moi ,il faut que je partes car si je restes à la maison , je trouves toujours du travail à faire.