Mieux comprendre les feux sauvages

Mieux comprendre les feux sauvages

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La «maladie du baiser» est insidieuse. Après nous avoir infecté, le virus HSV-1 (herpès simplex de type 1) ne disparaît jamais et aucun traitement ne permet de s’en débarrasser complètement. Il se terre dans les ganglions, puis provoque des lésions à la moindre situation stressante, lorsqu’on est fatigué ou après une exposition au soleil. D’ailleurs, la moitié des adultes en seraient porteurs.

Si certains médicaments actuellement utilisés, tels que l’aciclovir, empêchent le virus de répliquer son ADN, les découvertes d’une équipe de chercheurs québécois et italiens laissent envisager une nouvelle manière de contrôler les douloureux feux sauvages. Comment? Grâce à des molécules ayant «un autre mode d’action [afin] d’intervenir plus tôt dans le cycle de réplication du virus», explique par voie de communiqué le professeur Louis Flamand, de la faculté de médecine de l’Université Laval. 

Même si la première phase des travaux du professeur Flamand et de sa collègue Sara Richter, de l’Université de Padoue, est prometteuse, «il reste encore beaucoup de travail à faire pour démontrer l’efficacité et l’innocuité de cette approche», prévient-il.