Le cancer du sein: vrai ou faux?

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Vrai ou faux?

1) L’observation des seins a remplacé l’autoexamen.

2) L’observation des seins se limite aux seins.

3) Les bosses sont les seuls indices d’un cancer du sein.

4) La masse cancéreuse a une forme spécifique.

5) L’activité physique diminue le risque de contracter un cancer du sein.

6) L’alimentation ne joue aucun rôle dans le cancer du sein.

7) La consommation d’alcool et de tabac est associée au risque de cancer du sein.

8) La prise de poids augmente le risque de cancer du sein.

9) Tous les cancers du sein sont pareils.

10) La lutte contre le cancer du sein passe par l’observation des seins, l’examen clinique et la mammographie.

1) Vrai.

Selon la Fondation du cancer du sein du Québec, l’observation des seins, moins technique et stressante, permet aux femmes de bien connaître leurs seins, de détecter illico tout changement et, au besoin, de consulter rapidement. Bien connaître ses seins signifie connaître leur état normal, à l’œil et au toucher, reconnaître les changements normaux dus au cycle menstruel ou au vieillissement et connaître et reconnaître les signes associés au cancer du sein, ce qui ne va pas de soi pour toutes. En effet, d’après une étude réalisée par la Fondation du cancer du sein du Québec, plus de 30% des femmes ont une perception erronée de ce que sont les premiers signes d’un cancer du sein! L’observation des seins est importante à tout âge, surtout quand on sait que 20% des cancers surviennent avant l’âge de 50 ans. Cela dit, il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon d’observer ses seins. Et, contrairement à ce que croit la majorité des femmes, il n’existe pas non plus de moment précis ni de technique spécifique. À vous de choisir la marche à suivre qui vous convient. L’essentiel, c’est d’être assidue et, bien sûr, de savoir ce que vous cherchez. 

2) Faux.

Vous devez aussi prêter attention aux mamelons, à la peau et à la région des aisselles.

3) Faux.

Une bosse au sein est le symptôme le plus fréquent, mais il n’est pas exclusif. Vous devez aussi être attentive à tout changement au niveau du sein (modification du volume ou de la forme, inflammation), de la peau (peau d’orange, épaississement, rougeur couvrant au moins le tiers du sein, formation de fossettes, de petits creux ou de plissements, chaleur localisée, ulcération ou plaie, rétraction de la peau) et du mamelon (changement d’apparence, écoulement de liquide, rétraction, déviation, eczéma persistant ou ulcération). Dans certains cas, une douleur persistante peut aussi être un signe. En présence d’un ou de plusieurs symptômes, consultez.

4) Vrai.

La masse cancéreuse est généralement dure. Elle présente un contour irrégulier et semble fermement attachée à l’intérieur de la poitrine. Elle ne disparaît pas au gré du cycle menstruel. Mais, quel que soit le type de bosse palpé, parlez-en à votre médecin.

5) Vrai.

D’après l’Agence de la santé publique du Canada, la pratique d’une activité physique modérée, au moins 30 minutes par jour, réduirait de 25 à 30% le risque de cancer du sein. La bonne nouvelle: même si vous avez été inactive la plus grande partie de votre vie, vous pouvez réduire sensiblement votre risque de cancer du sein en devenant active dès aujourd’hui. De plus, il a été démontré qu’une personne en bonne condition physique tolère généralement mieux les traitements du cancer du sein. 

6) Faux.

De plus en plus d’études démontrent un lien entre la mauvaise alimentation et le cancer du sein. Donc, adoptez dès maintenant une alimentation faible en gras et riche en fibres (fruits, légumes, céréales, etc.), en oméga-3 (graines de lin, saumon, thon, etc.), en isoflavones (soja) et en légumes crucifères (brocoli, chou, chou-fleur, etc.). Ajoutez-y de l’huile d’olive, du thé vert et du curcuma – des produits contenant des composés anticancéreux – et vous mettrez la chance de votre côté.   

7) Vrai.

Des chercheurs de l’École de médecine de Boston ont récemment  publié une étude qui révèle que boire deux verres d’alcool par jour est suffisant pour augmenter le risque de développer un cancer, notamment un cancer du sein. La Fondation canadienne du cancer du sein est encore plus précise: si un seul verre d’alcool par jour augmente légèrement le risque de présenter un cancer du sein, deux verres ou plus peuvent l’accroître d’au moins 20%! Et le fait d’associer alcool et tabac accentue encore le risque. Plusieurs études établissent, en effet, un lien entre le cancer du sein et le tabagisme, incluant la fumée secondaire.

8) Vrai.

La prise de poids, surtout après la ménopause, accroît le risque de cancer du sein. D’après l’Agence de la Santé publique du Canada, les femmes qui prennent 5kg (12 livres) après la ménopause seraient jusqu’à 12% plus à risque de développer la maladie. Et plus l’excédent de poids est important, plus le risque grimpe. La raison? Les femmes possèdent une hormone qui, lorsqu’elle se lie aux graisses corporelles, se transforme en œstrogène, même après la ménopause. Or, on sait que les oestrogènes augmentent le risque de développer un cancer du sein. À l’inverse, une légère perte de poids diminuerait ce risque. 

9) Faux.

Il n’y a pas si longtemps, on croyait effectivement que tous les cancers du sein se ressemblaient. Par conséquent, on les traitait tous de la même façon. Mais grâce à la recherche, on sait qu’ils se forment et évoluent de façon différente, ce qui a permis aux chercheurs de mettre au point des médicaments de plus en plus ciblés et performants. Chaque cancer du sein est maintenant traité de façon personnalisée.  

10) Vrai.

La Fondation du cancer du sein du Québec encourage les femmes à adopter ces trois pratiques de santé du sein, puisqu’un diagnostic précoce signifie un meilleur taux de survie et des traitements moins invasifs. Outre l’observation régulière des seins, elle recommande de procéder à un examen clinique une fois par an ou tous les deux ans. Cet examen est d’autant plus important que le médecin sait exactement où et quoi chercher. Quant à la mammographie, elle reste encore le moyen le plus fiable pour déceler des tumeurs non palpables et dépister la maladie de façon précoce. À partir de 50 ans et jusqu’à 69 ans, participez au Programme québécois de dépistage du cancer du sein et passez une mammographie tous les deux ans. Si vous avez moins de 50 ans ou plus de 69 ans et présentez un risque élevé, vous devez discuter avec votre médecin de la pertinence de passer une mammographie à intervalles réguliers. 


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