Écran protecteur

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Le beau temps arrive enfin: à nous les terrasses, les activités de plein air et les séances de bronzage. Oups, pas si vite! Qu’on soit blanc comme un cachet d’aspirine ou joliment hâlé, on n’oublie pas de se couvrir avant de sortir.

La Journée mondiale du mélanome, soulignée le 2e lundi du mois de mai, est une bonne piqûre de rappel de l’importance de protéger notre épiderme. Au Canada, le cancer de la peau est celui qu’on diagnostique le plus souvent. Il est plus répandu que ceux du poumon, du côlon, du sein et de la prostate réunis! Quant au mélanome cutané, il s’agit de la 8e forme de cancer la plus courante... et l’incidence du mélanome malin ne cesse d’augmenter.

Pourtant, comme 90 % des mélanomes sont associés à une exposition intense aux rayons UV (solaires ou artificiels), ce cancer pourrait souvent être évité. «Plus l’exposition au soleil est longue, plus les dommages sont importants», confirme le Dr Robin Billick, chef de l’unité de dermatologie de l’Hôpital général juif de Montréal et professeur agrégé de médecine à l’Université McGill. Pour limiter les dégâts, il conseille de bien se tartiner d’écran solaire à large spectre, d’éviter le soleil entre 11 h et 15 h, de fuir les lits de bronzage et de porter un chapeau et des vêtements couvrants, surtout s’il y a un historique de mélanome dans notre famille.

À prendre au pied de la lettre

Le diagnostic précoce est la clé de la survie. On surveille donc de près nos grains de beauté. La technique ABCDE est la méthode de base pour détecter un éventuel problème. «“A” pour asymétrie, “B” pour bordures irrégulières, “C” pour couleurs multiples, “D” pour diamètre supérieur à 6 mm, et “E” pour évolution», explique le Dr Billick. «Si quelque chose démange, grossit, saigne, a une forme irrégulière et que le côté gauche n’est pas équivalent au côté droit, il faut consulter rapidement, insiste le dermatologue. Il est important aussi de diagnostiquer le mélanome avant qu’il atteigne 1 mm d’épaisseur; le taux de survie est alors de 95 % sur cinq ans, ce qui est très bon».

Par ailleurs, si on a plus de 100 grains de beauté, il faut se faire suivre, car le risque de développer un mélanome est plus élevé dans ce cas. Et si on a des grains de beauté qui se développent après 40-45 ans, il faut faire une biopsie, «car de nouveaux grains de beauté chez les personnes âgées sont souvent un signe de cancer de la peau», soutient le spécialiste.

Crème à gogo pour les machos

Les hommes courent un risque plus élevé de développer un mélanome au cours de leur vie que les femmes (1,7 % contre 1,3 % au Canada). La raison? «Ils ne sont pas aussi empressés que les femmes à se mettre de la crème solaire. Ils pensent que c’est plus masculin de ne pas en appliquer», affirme le Dr Billick. Et si c’est le plus souvent sur le dos qu’un mélanome se pointe chez les hommes, chez les femmes, c’est plutôt sur les jambes. Autrement, on peut en avoir un partout: peau, muqueuses, cuir chevelu, yeux. «Bob Marley avait un mélanome sous le gros orteil, il s’est métastasé au cerveau et ça l’a tué», relate le Dr Billick, qui conseille de bien s’examiner sous toutes les coutures.

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