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Marcelo Leal via Unsplash

La Semaine nationale du don d’organes et de tissus, du 22 au 28 avril, est l’occasion d’ouvrir notre cœur et d’ajouter notre nom à la liste de donneurs… si ce n’est pas déjà fait.

«D’après une recherche, un homme dans la quarantaine a six fois plus de probabilités d’avoir besoin d’une transplantation que d’être donneur, et une femme, quatre fois plus», affirme Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec. Or, entre 2017 et 2018, le nombre de donneurs au Québec a diminué, passant de 182 à 164, et celui des transplantés a chuté de 510 à 451, tandis que davantage de personnes sont en attente d’un don. «Dans l’absolu, le nombre de donneurs est très petit, soit seulement 1,4 % des gens qui décèdent. Au Québec, si toutes les conditions sont réunies pour que le don puisse avoir lieu, ça représente au maximum 450 personnes par an, explique M. Beaulieu. On peut pourtant changer la donne si chacun fait l’effort de réfléchir et de faire connaître sa volonté!»

Au 31 décembre 2018, 3 188 901 Québécois étaient inscrits au Registre national des consentements au don d’organes et de tissus de la RAMQ (ramq.gouv.qc.ca), tandis qu’un nombre conséquent l’était aussi aux Registres des dispositions testamentaires et des mandats de la Chambre des notaires (cnq.org). Certains étant inscrits aux deux endroits, il est difficile de connaître le nombre exact. «On croit qu’on n’est pas très loin de 50 % de la population, mais on ne peut l’affirmer», précise M. Beaulieu.

La vie en héritage

Par son don d’organes, une personne peut sauver jusqu’à huit vies et améliorer celle d’environ 20 individus grâce à ses tissus. Toute personne

– quel que soit son âge, son état de santé et son orientation sexuelle 

– peut potentiellement devenir un donneur. L’équipe médicale, conjointement avec Transplant Québec pour les organes et Héma-Québec pour les tissus, décide ce qui pourra être prélevé ou non en fonction de la santé du donneur et des risques pour le receveur. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’on ne peut donner du sang qu’on ne peut pas donner nos organes. «C’est loin d’être une corrélation automatique, confirme M. Beaulieu. J’aime dire aux gens: si c’est important pour vous d’être donneur, faites connaître votre volonté par écrit, avisez vos proches et, le moment venu, on évaluera si c’est possible ou pas.»

Info: signezdon.gouv.qc.ca; transplantquebec.ca.

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