Comment se protéger des erreurs médicales

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Des trucs simples pour se protéger des erreurs médicales

Des trucs simples pour se protéger des erreurs médicales

Un patient qui entre à l’hôpital devrait s’assurer que son médecin de famille va suivre son dossier. Il arrive trop souvent que les gens soient abandonnés aux mains de spécialistes qui connaissent mal leur histoire médicale et personnelle

Il est recommandé d’être accompagné d’un proche qui nous aidera à prendre les bonnes décisions. Ce proche pourra servir d’interlocuteur avec les médecins et les infirmières si le patient n’est pas en mesure de s’informer adéquatement de son état. Mandaté par le malade, il peut demander à voir son dossier médical – c’est son droit –, ainsi que ses radiographies pour se les faire expliquer, ou même les montrer à un autre médecin, quitte à passer pour un individu malcommode...

Paul Brunet conseille aussi aux proches du malade de le visiter souvent, à des heures irrégulières, afin de connaître tous les intervenants qui en prennent soin. «Si on ne va jamais voir nos parents ou nos amis hospitalisés, comment allons-nous convaincre le personnel que cette personne est importante et mérite de l’attention?»

• Il ne faut jamais hésiter à complimenter et remercier les infirmières, les médecins et même le personnel d’entretien lorsqu’ils font du bon travail. Un sourire ou un remerciement valent de l’or.

• Si on a un grief à formuler contre le personnel, il vaut mieux que ce soit un proche du malade qui s’en charge et non le patient lui-même; ainsi, les plaintes ne proviendront pas d’une personne vulnérable aux représailles. M. Brunet fournit des exemples concrets: «Les représailles peuvent être subtiles; “on oublie” de changer une couche, de nettoyer la salle de bains, de servir un repas chaud, d’éteindre une lumière qui empêche de dormir...»

• La situation peut parfois se corser. Par exemple, un médecin ou une infirmière va jusqu’à menacer un patient d’un transfert dans un autre service ou un autre établissement. Il faut alors réagir vite. «C’est à ce moment que le Conseil pour la protection des malades entre en jeu, en communiquant directement avec les autorités. Normalement, les coordonnées du commissaire aux plaintes d’un établissement doivent être affichées à la vue de tous, mais peu d’hôpitaux le font. Ces commissaires devraient pouvoir être joints rapidement en tout temps, y compris les fins de semaine. Quand il y a de la mauvaise foi crasse, il m’arrive de les menacer d’alerter les médias. Cela leur donne la frousse!»

• Certaines personnes ont installé des minicaméras de surveillance dans la chambre d’un proche afin de faire la preuve de la négligence ou de l’acharnement du personnel. M. Brunet ne recommande pas cette pratique, mais il comprend que des familles exaspérées y aient recours. «Il faut alors avoir une cause en béton avant de rendre publics ces enregistrements, car les accusés peuvent contre-attaquer en cour pour atteinte à leur réputation.»



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