Mon plus beau cadeau

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Denis Boulanger, 55 ans, cultivateur


«Pour fêter mes 5 ans, mon père m’a donné un petit chien en cadeau. Je l’ai baptisé Sonchien! Je l’adorais. Il me suivait partout. Il m’a même sauvé la vie en me tirant par le fond de culotte alors que je me précipitais dans la rue pour aller chercher mon ballon. Sonchien est mort à l’usure. Quand j’en parle, je suis encore tout ému parce que mon paternel, lui, est mort quand j’avais 9 ans.»

Angélina Lebel, 54 ans, réparatrice de petites pièces pour autobus


«Chez nous, on se passait les patins de l’un à l’autre. Mais moi, à 12 ans, j’en voulais des neufs. Alors, quand mes parents m’en ont donné une nouvelle paire aux fêtes, pour remplacer les miens trop petits, j’étais aux anges ! Ma mère les avait achetés pas mal grands pour qu’ils m’aillent durant plusieurs années, en me disant de mettre deux paires de bas. Ils ont duré si longtemps que je les porte encore aujourd’hui pour aller patiner au parc ou à l’aréna de Montmagny!»


Gilberte Gagnon, 70 ans, bénévole en soins palliatifs à Héma-Québec et pour les concours de musique du Canada, section Québec


«Mon plus beau cadeau, c’est sans contredit le jour où notre fille de 29 ans nous a annoncé qu’elle était enceinte, après sept ans d’attente. Elle avait organisé une petite fête chez mes beaux-parents et, durant la soirée, elle nous a donné une boîte emballée comme un présent dans laquelle trônait le test de grossesse positif. Nous étions fous comme des balais! Aujourd’hui, Élizabeth a 20 ans. Et sept autres petits-enfants se sont ajoutés.»

Raymond Dorris, 67 ans, fonctionnaire à la retraite


«Un cadeau particulièrement émouvant que ma femme et moi avons reçu a été un cadeau posthume. À la mort de ma belle-mère, il y a 33 ans, nous avons reçu un petit héritage et nous nous sommes offert notre premier voyage en Europe. Nous avons parcouru la France en camping, de Paris à la Côte d’Azur. Un deuxième voyage de noces! Un jour, après un repas bien arrosé, j’étais si exalté par cette aventure que je marchais sur les cutters, comme ils disent au Saguenay en parlant des bords de trottoirs!»


Rock Guay, 61 ans, professeur de l’Université Laval à la retraite


«J’ai toujours eu le goût du voyage. Comme je caressais depuis longtemps le rêve de partir en Europe, ma mère m’a offert un billet d’avion à la fin de mon bac, en 1973. Je suis parti avec trois amis, filles et garçons. Nous sommes restés six mois là-bas, travaillant aux vendanges et dans des hôtels pour payer nos dépenses. Trente-neuf ans plus tard, ce cadeau est demeuré le plus beau de ma vie. Je n’ai jamais perdu de vue mes compagnons de route. À chacune de nos rencontres, nous évoquons ce voyage de jeunesse où tout nous était permis. Quand j’y repense, je dis encore merci à ma mère, même si elle est décédée.»

Johanne Mathieu, 48 ans, infirmière


«Sans doute parce que j’ai été adoptée, les liens familiaux sont très précieux pour moi. Chaque fois que mes petits-enfants et leurs parents se retrouvent autour de ma table, particulièrement dans le temps des fêtes, je me dis que la vie m’offre un beau cadeau. Je me sens appréciée des miens. Surtout lorsqu’un des quatre petits me chuchote à l’oreille: «Grand-mamou, est-ce que je peux apporter le reste du gâteau à la maison?»



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